Les abonnements et numéros isolés sont en vente page e-boutique 


Gandahar 10 Magies et chamanismes

Couverture de Michel Bassot - Huile sur toile 100 X 60 cm

SOMMAIRE

 

 « Le travail du feu » Juan José Burzi

« Ogres de l'Afrique orientale » Sofia Samatar

« Mémoires d'un toubab » Julie Conseil

« Le saut de l'ange » Audrey Lùani

« Sans l'ombre d'un doute » Thierry Bosch

« Hexe » Noémie Wiorek

« Le sorcier du Morvan » Cancereugène

« Exstirpator Mali Animi » Marc Séfaris

« Une autre trinité » Anthony Boulanger

« Ô jeunesse ennemie » Marie Angel

« Les chevaucheurs de vent » Émilie Chevallier Moreux

« L'appel » Marine Sivan

ÉDITORIAL

 

    Ce numéro de Gandahar est un cadeau de Noël. D’abord parce qu’il vous offre, chers lecteurs, une couverture qui est l’aboutissement d’un an de travail sur une peinture à l’huile de Michel Bassot, le concepteur graphique de votre revue. Mais aussi à cause de son contenu : douze nouvelles minutieusement sélectionnées parmi des textes plus excellents les uns que les autres.
    En ces temps de fêtes, Gandahar vous garantit des voyages sur plusieurs continents et même au-delà. La magie de Noël va prendre toutes les formes : de l’inquiétant dans le récit de Juan José Burzi où l’on voit un peintre se fondre dans son œuvre, du dévorant dans celui de Sofia Samatar qui explore le monde des ogres africains. Nous saluons au passage l'illustration de Del Samatar, son frère, qui complète ce texte à merveille. Un grand merci à Séverine Pineaux qui, après nous avoir confié sa superbe femme-paysage, Dana, pour la couverture de notre numéro 5 Intelligence végétale, illustre superbement « Le sorcier du Morvan » et « L'appel ».
    Honneur aussi aux nouvellistes français :
    Julie Conseil nous relate les mémoires de l'oncle Christodule, revenu de la guerre de 14-18 avec un régiment de Sénégalais. Audrey Lùani cherche à élucider une étrange obsession en renvoyant son héros dans le passé. Thierry Bosch nous fait rire en racontant la vengeance d’un SDF qui n’est pas celui qu’on croit. Noémie Wiorek nous transporte dans une rue mal famée où va se dérouler un spectaculaire combat de sorcières. Cancereugène raconte comment la curiosité d’un groupe d’adolescents dévoile l’étrange secret d’un sorcier. Marc Séfaris nous conte une séance de désenvoûtement où l’un des protagonistes se retrouve bien attrapé. Anthony Boulanger nous décrit un monde qui fonctionne sur le mode ternaire. Marie Angel nous montre comment notre Mère la Terre part à la recherche de Grand-père Hiver qui a découché et n'est pas rentré à leur isba. Émilie Chevallier Moreux nous emmène en Mongolie pour un duel de funambules et enfin Marie Sivan conclut ce recueil avec une poursuite à la chute jubilatoire.

               Je vous souhaite donc de bonnes fêtes, chers lecteurs, ainsi qu’un très bon moment d’évasion.

                                                                                 

                                                                                Christine Brignon

INCIPIT

 

  GANDAHAR 10, Magies et chamanismes, décembre 2017

  Couverture de MICHEL BASSOT

 

  JUAN JOSÉ BURZI Le travail du feu

 

  Tout commença par une scène qui finit par dominer ses rêves à force de répétition. Il était dans son atelier et peignait au chevalet. Devant lui, sur une plate-forme surélevée, se trouvait une femme nue. À ce stade, le rêve s’interrompt un instant et le corps du modèle subit une mutation horriblement rapide. Sa peau s’assombrit, pèle et part en lambeaux. Là où la peau flétrie s’est détachée, il entrevoit une chair qui frissonne et palpite. Il continue de travailler, indifférent à ce qui se passe autour de lui. Cette scène se répétait toujours à l’identique, et Mayer ne comprenait toujours pas d’où elle provenait ni où elle allait le conduire. Parfois, à peine éveillé, il se rappelait très clairement de menus fragments du rêve – lui en train de peindre, vu de dos ; le corps de la femme qui se décompose ; la femme encore indemne –, d’autres fois il se souvenait parfaitement de tout, comme d’une séquence irrévocable dont l’illusion volerait en éclats dès qu’il appliquerait le pinceau sur la toile.

  À divers stades de sa carrière il avait peint le portrait des difformes et des bizarres. Il se sentait attiré par l’erroné, par les fautes de la nature. Il trouvait son inspiration dans tout ce qui était rejeté par le courant traditionnel. Aussi, lorsqu’au bout de deux mois ce rêve devint une obsession, il comprit qu’il lui fallait faire quelque chose.

  Il chercha infatigablement avant de trouver la femme idéale pour son tout dernier projet : Misako, un modèle japonais, qui avait été brûlée à plus de cinquante pour cent dans un incendie.

 

   SOFIA SAMATAR Ogres de l’Afrique orientale, catalogués par Alibhai M. Moosajee, de Mombasa, en février 1907

  Illustration de DELMAR SAMATAR

 

  1. Apul Apul

  Ogre de la région des Grands Lacs. D’un naturel mélancolique, il mange des sauterelles pour s’adoucir la voix. Sa maison a brûlé avec tous ses enfants à l’intérieur. Son ennemi est le Lièvre.

  [Mon informatrice, une femme des montagnes qui se fait simplement appeler « Mary », ajoute que par les nuits venteuses on peut entendre Apul Apul pleurer sa progéniture perdue. Elle affirme qu’il a été signalé loin de son pays d’origine, et même sur la côte, et qu’une fois un négociant arabe l’a blessé par balle en tirant sur lui depuis les remparts du fort Jesus. Cela s’est produit dans une année de famine dite l’« année de la Fièvre ». Une somme considérable de recherches serait nécessaire pour identifier ladite année – où, d’après Mary, le bétail a péri en masse –, comme l’un des ans de grâce par lesquels mon employeur mesure le passage du temps ; aussi ajouté-je cette note en petits caractères, et dans la marge.

  « Tu dois toujours lire ce qui est écrit en petits caractères, Alibhai ! » me rappelle mon employeur quand je rédige ses contrats. Il est incapable de les lire lui-même, à cause de sa mauvaise vue. « Le soleil africain me l’a gâtée, Alibhai ! »

  Apul Apul, dit Mary, présente une plaie suppurante là où la balle l’a transpercé. Il est allergique au plomb.]

 

  JULIE CONSEIL Mémoires d’un toubab

 

  On a toujours parlé de lui comme de la honte de la famille.

  J’ignore pourquoi son portrait est resté accroché dans le couloir de l’escalier. Sans doute n’avait-on rien à mettre à la place ; un carré de papier peint moins défraîchi que le reste eût davantage attiré l’attention à côté des photographies du mariage de mes grands-parents et du baptême de ma mère.

  Jusqu’à la fin de mon adolescence, je n’ai quasiment connu de Christodule, mon oncle maternel, que ce portrait enchâssé dans un cadre vermoulu, photo jaunie placée dans la partie sombre du palier.

  Tout au plus avais-je un vague souvenir de mon enfance, quand ma mère, mortifiée de honte chaque fois qu’elle demandait crédit au boulanger, avait cru bon de se justifier en se plaignant de son frère qui avait vendu la scierie héritée de leur père et s’était enfui avec l’argent, les laissant sur la paille – elle, sa mère et son mari estropié.

  Bien plus tard, un jour que j’étais dépité de ne pas trouver de rustines pour les pneus de mon vélo, ma grand-mère m’envoya en chercher au grenier, plus pour se débarrasser de moi qu’autre chose. À moitié dupe, je retournai quelques vieilles caisses pour donner le change avant de lui dire qu’il n’y en avait pas. Par mégarde, je fis tomber une boîte métallique dont le couvercle sauta hors de ses gonds mangés par la rouille. Le boîtier de couleur kaki, d’origine militaire, avait probablement appartenu à mon père. Une liasse de feuilles et un objet effilé en avaient jailli. Les papiers manuscrits, à l’encre passée, avaient servi de festin aux rats ; ils s’effritèrent quand je les ramassai. L’objet effilé s’avéra être une petite flûte en tige de millet parfaitement conservée.

 

  AUDREY LÙANI Le saut de l’ange

 

  Encore un village qui brûle dans la plaine. Des cendres noires pleuvent sur les toits du couvent.

  Autour d’Auriel, l’air résonne de prières et de gémissements. La dernière vague de démons qui a déferlé sur les murailles a été si terrible que l’infirmerie ne suffit plus à recueillir tous les blessés. Leurs paillasses ont envahi le réfectoire, la salle capitulaire et le scriptorium. Elles débordent maintenant jusque dans les couloirs venteux du cloître. Les sœurs qui passent d’un mourant à l’autre, les bras chargés de bandages et d’onguents, évoquent le vol noir des corbeaux sur le champ de bataille.

  Auriel passe à côté de ces scènes déchirantes sans ralentir, toute son âme tendue vers un seul objectif. Il est sur pied maintenant. Il est guéri. Il doit retourner se battre contre les engeances du diable.

  Pour venger ta mort, ma petite chérie.

  La mémoire ravagée par un coup à la tête, il ne se souvient plus de sa vie d’avant ni de ce jour funeste qui a vu s’ouvrir les portes de l’Enfer. Un signe évident de la miséricorde divine, d’après sœur Espérance, au vu des atrocités commises par les démons dans les villages alentour. Il ne se rappelle même pas son vrai nom. Ne lui reste que le souvenir diffus du fracas des armes. Le goût du sang. Et l’image fragile d’un regard, bleu comme le ciel.

  Ils ont tué ma fille. Mon petit cœur… Ils vont le payer !

  L’Ordre cherche des soldats pour appuyer ses chevaliers. Un sergent recruteur a installé sa table près des écuries, devant laquelle s’allonge une file de paysans rescapés. On y reconnaît sans peine ceux qui ont déjà rencontré des démons, plus sombres et plus déterminés que les autres.

 

  THIERRY BOSCH L’ombre d’un doute

 

  Mon iPhone vibre sur l'air de La Bamba, musique qui met toujours mes clients de bonne humeur. Quel boulet peut bien m'appeler pour le boulot un vendredi à dix-sept heures trente ? Je regarde le nom s'afficher sur l'écran. Natacha, bien sûr. Ma très décorative assistante. Pleine de bonne volonté mais bouchée de la comprenette. Faudrait lui inventer du Destop à neurones à cette cruche. D'accord, elle est carrossée comme un avion de chasse, alors je la garde à mes côtés. Après tout, elle joue son rôle de potiche haut de gamme à la perfection et ça en impose aux clients. Mais pas le temps ni l'envie d'écouter ses jérémiades. Je refuse l'appel. On verra bien lundi s'il y avait urgence. J'ai assez bossé cette semaine pour qu'elle me lâche enfin la grappe.

  Je suis empêtré au milieu des pue-la-sueur qui se ruent vers les stations de métro rejoindre leurs pavillons de banlieue, à plus d'une heure du centre. Des tocards, fiers d'être propriétaires de leur clapier, avec leur ridicule bout de jardin où courent leurs pathétiques moutards. Vivement que je rejoigne mon loft pour oublier jusqu'à leur existence même. Ils me donnent envie de gerber avec leur vie étriquée de gagne-petit. Pas question pour moi de me lever tôt, ni de passer trois plombes dans les transports en commun à respirer les odeurs corporelles de mes contemporains. Je vis seul, en plein cœur de la ville, là où je fourgue des appartements à des clients qui ont de l'oseille. Souvent âgés, ils n'aiment pas venir visiter aux aurores, ce qui me laisse le loisir de faire la grasse matinée. Et les commissions sur vente me rapportent quatre fois ce que gagnait mon père. Les mauvais mois. La belle vie quoi, comparée à celle de la masse qui grouille autour de moi.

 

   NOÉMIE WIOREK Hexe

 

   Le temps de me farder d'une nouvelle couche de mascara, car on ne saurait être laide en pareille occasion, et son ordre retentit une seconde fois.

   Sors, tue l'ennemi, conquiers, écrase.

   Des fourmillements de colère, piquants, délicieux, parcourent mes veines et insufflent excitation et pouvoir dans mes muscles déjà échauffés. Je n'ai pas besoin de répondre ; je suis toujours partante.

     À tout à l’heure, Noiraud. Je reviens vite.

   Les yeux bleus de mon chat me suivent tranquillement, même si une petite lueur dure, indigo, typiquement féline, perdure. Il miaule d'un air vaguement interrogatif : insupportable.

     Oui oui, je ferai vite. Promis.

   Avant qu’il ait pu sortir un autre petit cri plaintif de sa délicate gorge blanche, j’attrape mon blouson, claque la porte et file dans les escaliers. C'est parti. L’air lourd joue lascivement avec mes boucles rousses, que j'ai à peine eu le temps de sécher. Je rajuste mon sac à main rempli de barda. Quand tout sera fini il faudra que je pense à acheter des croquettes.

   Dehors la pénombre tombe en chapes mordorées et grises, les nuages forment des cloques jaunâtres à peine visibles entre les immeubles décrépis. Une ambiance crépusculaire plutôt en accord avec mon humeur. J’allume une clope, pour me détendre un peu avant l'heure. Pas moyen ; j’ai trop l’habitude. La nicotine ne vaut rien face aux étincelles de puissance alimentant mes artères. La fumée tourbillonne un peu, mais n’emporte pas mes problèmes. Je regarde les gens s'échapper de la rue après leur travail ; ils m'ignorent royalement. Une gamine avec des ailes de fée hurle sur ses parents en agitant une baguette en carton. L'ironie me fait rire : pas longtemps cependant, car un chat ignoble, borgne, vient soudain se faufiler entre mes jambes pour réclamer quelque pitance.

     Dégage, sale bête !

 

   CANCÉREUGÈNE Le sorcier du Morvan

   Illustration de SÉVERINE PINEAUX

 

   – Alors, t'es avec nous, le Bigleux ?

   Jean-Charles baissa la tête. Impossible de fixer le regard scrutateur de Mel. Sa force de conviction détruisait toute résistance, annihilait toute volonté de masquer la vérité. Si ces yeux bleus avaient pu le sonder à cet instant, ses efforts pour intégrer son groupe auraient été réduits à néant. Il opina du chef, les joues rosies par la honte.

   – J'ai du mal à te faire confiance, Janch, asséna le chef de bande. Tu agis comme un lâche. Regarde-moi bien en face ! Je n'ai pas l'habitude de parlementer. Si je le fais, c'est que j'ai de bonnes raisons de croire en toi. Sérieux, redresse-toi ! Tu n'es pas faible. On se moque de toi car tu es maigre, timide, sans doute un peu con, mais je le sais, tu possèdes de vraies qualités. Tu peux te rendre utile, devenir quelqu'un ! Si tu nous rejoins, fini ta lose de boloss, les filles te verront sous un angle nouveau. Réfléchis...

   Les deux autres membres du conseil restreint l'observaient avec sévérité. Le bras gauche, Joss, très grand, très maigre, souffrait d’acné, son visage paraissait maculé de verrues écarlates. Son appartenance au groupe de Mel, malgré des résultats mitigés en tennis, son sport de prédilection, lui permettait cependant de sortir avec la deuxième plus belle fille de l'école, Eloïse Renatto, une brune aux yeux verts d'une sensualité délicate. Le bras droit, Herv, taille moyenne, rondouillet, au faciès vilain, ne s'illustrait dans aucun sport, mais dans les combats de rue on le surnommait le Pitbull. Ce crétin, méchant et violent, avait pour compagne une rouquine ravissante et ingénue, douce comme un pétale de tulipe.

 

   MARC SÉFARIS Exstirpator mali animi

 

   Crottés, épuisés et malmenés par les vents d'hiver comme trois vagabonds en fuite, ils sont finalement parvenus à la demeure du mage. Une chaumière toute rabougrie, tassée au fond d'une combe, si peu vivante qu'Elgaraz a songé un instant à rebrousser chemin. Mais Akann a simplement dit :

  – C'est là.

   Et au même instant, le mage est apparu sur le seuil, le visage à moitié dévoré par les ombres du soir. Alors ils se sont présentés à lui, trio étrange, famélique : Elgaraz le mercenaire, chef de compagnie bouillonnant il y a encore peu, aujourd'hui homme au front labouré de rides et de deuils ; Akann, la guérisseuse résignée qui a vu la mort prendre ses aises, qui l'a entendue égrener le nom de ses compagnons. Et puis la fille silencieuse, aux poignets bleuis par les cordes qui les enserrent, la prisonnière si frêle dont on se tient à distance.

  Le mage est debout face à eux, sourire mi-bienveillant mi-narquois, en homme qu'on ne prend jamais en défaut.

  – Le temps d'Athénador Priapator est précieux, voyageur. Viens-en au fait, dis ta requête et je te dirai de quel pesant d'argent tu devras t'acquitter.

  Akann n'avait pas menti, il en impose : haute stature, tunique cramoisie et ceinture de cuir incrustée de pierreries, longs cheveux blancs aux nuances argentées, yeux d'azur sombre avant l'orage, voix profonde parcourue de roulements. Elgaraz n'a de toute façon plus le choix.

   – Je te paierai ce qui est à payer, si tu sais conjurer le grand mal qui nous ronge.

   L'autre sourit malicieusement et ouvre grand son bras comme une aile qui se déploie.

 

  ANTHONY BOULANGER Une autre Trinité

 

  Il s’appelait John Executive Officer, patronyme hérité d’un de ses ancêtres du XXIe siècle qui auraient exercé pareil métier. Si aujourd’hui personne ne savait exactement quelles pouvaient être les tâches ou les responsabilités d’une telle profession à l’époque pré-Fusion, le Grand Esprit pensait qu’il s’agissait là d’une activité rare, certainement honteuse, douteuse et mal vue. Il y avait en effet beaucoup moins d’Executive Officer que de Developer ou d’Intern par exemple.

  John ne se souciait que très peu de l’origine de son nom et de l’éventuel opprobre de son ancêtre. Ils ne rejaillissaient pas sur lui et, en cette époque éclairée sous l’égide du Grand Esprit, plus personne ne tenait rigueur à un enfant des actes de ses aïeux. John ne s’intéressait que modérément à cette période de l’Histoire pourtant charnière entre le monde préhistorique et le monde moderne. Il passait le plus clair de son temps à recueillir sur le terrain les artefacts locaux datant du XVe au XXe siècle en vue de sa reconnaissance en tant que docte et aspirant à la Fusion. Le reste de son temps était consacré à des navigations libres et inconscientes dans la noosphère, également en vue de sa préparation pour rejoindre le Grand Tout.

  – Je voudrais attirer ton attention sur la parcelle B-238, entendit soudain John. J’ai trouvé quelque chose qui devrait te plaire. R.Ush est déjà sur place.

  John revint à lui, redécouvrant les séquoias géants de Kings Canyon qui l’entouraient, et se rendit compte qu’il avait été à quelques secondes d’une connexion spontanée avec la noosphère. Il n’y aurait eu rien de répréhensible à cela, mais il en fut agacé. Cela prouvait qu’il n’était pas encore capable de contrôler totalement son esprit, et était donc encore inapte à rejoindre le Grand Tout.

 

  MARIE ANGEL Ô jeunesse ennemie !

 

  La mauvaise humeur acérait les traits rudes de notre Mère la Terre. Malgré ses articulations douloureuses, l'incarnation de la Russie balayait les abords de son isba avec vigueur. À chacun de ses mouvements, son ample jupe rouge et l’étoffe de coton qui marquait sa taille rebondie volaient rageusement autour d'elle. La vieille fée mettait tant d'ardeur à la tâche que plusieurs mèches grises s'étaient enfuies de son foulard coloré. Sous ses énergiques coups de balai, les spectres errant à travers la toundra s'estompaient. Mais, la poussière à peine retombée, ils revenaient hanter son champ de vision. Désormais, même en plissant les yeux, la babouchka peinait à discerner les vastes plaines d'herbe rase et de lichen à travers les congères fantômes.

  Non loin de la maison en rondins de bois, trois fusiliers français, empêtrés jusqu'aux guêtres dans une neige depuis longtemps fondue, désertaient la Grande Armée. Autrefois, leurs habits-vestes et leurs pantalons de drap de laine avaient été de blanc et de bleu. Désormais, la saleté rendait leurs couleurs indéfinissables. Les soldats laissaient derrière eux un large sillon que remontaient avec aisance les éclaireurs de la Horde d'Or. Les Mongols, vêtus de leurs armures en lamelles de cuir, n'avaient pas pris la peine de descendre de leurs chevaux trapus. Ils avaient déjà bandé leurs arcs à double courbure et s'apprêtaient à fondre sur les fuyards. Tapis parmi les herbes hautes de la steppe sibérienne, des hommes enveloppés dans d’épais vêtements de peaux tannées observaient la scène en tenant leurs propulseurs d'une main ferme. Au moindre signe de danger, les chasseurs de rennes se tenaient prêts à encocher leurs sagaies à pointe de silex.

  Sous l'effet du dégel, la terre s'assouplissait et devenait poreuse. Les âmes des morts s'échappaient du pergélisol en un flot bouillonnant sans qu'il fût possible d'empêcher les époques de se mélanger.

  Cela faisait désordre.

 

  ÉMILIE CHEVALLIER MOREUX Les chevaucheurs de vent

 

  L'horizon au loin, et avant lui rien qu'une lande plate et désolée. Du gris et du brun, de la roche et de l'herbe sèche. Rien pour accrocher mon regard, ou me retenir. Rien que la rage, ce feu qui m'emporte, vibrant comme un mât de verre dans la tempête.

  Devant et derrière moi s'étire la longue file des bactryans, ces colosses au pied sûr, grands comme des montagnes, où vivent les familles du clan des chevaucheurs de vent. Leur rythme lent, hypnotique, ne parvient pas aujourd'hui à calmer ma colère, ni ce sentiment d’injustice qui me consume. Je devine plus que je ne vois les yourtes colorées, dissimulées sur le dos des animaux.

  Je lève les yeux. Là-haut, rien non plus. Juste ce ciel dur, trop bleu, sans un nuage pour l'adoucir. Une chevêche du septentrion, monolithe trapu, est perchée tout en haut de notre mât. Elle me guette et mon cœur se serre. J'étouffe.

  Debout entre les épaules de la gigantesque monture familiale, les pieds bien ancrés dans son épaisse fourrure, mes cheveux longs fouettent mes joues gercées par le froid. J'hésite sur la conduite à tenir.

  Subitement, je m'élance, je dois tout tenter, pour ne pas regretter. J'agrippe une corde rugueuse et entame la longue ascension vers le sommet du crâne du bactryan, poussant sur mes cuisses, tirant sur mes bras. Mon corps est rompu à cet effort et connaît toutes les ondulations de la marche particulière de l'extraordinaire animal. Malgré tout, aujourd'hui, je souffre. Le vent me transit et gonfle mes vêtements comme une voile immense. Un vent de tempête. L'hiver s'annonce rude.

 

  MARINE SIVAN L’appel

  Illustration de SÉVERINE PINEAUX

 

  La neige craquait sous mes raquettes ; ma respiration se condensait en petits nuages gris. Je parcourus les environs du regard, mais la lumière déclinante ne montra qu’un dédale de troncs et une canopée aux allures de dentelle. Je frissonnai et me blottis dans mes fourrures. Je me serais bien assis sur une souche, et tant pis si la neige me trempait les fesses, mais le trappeur avançait vite parmi les congères. Il avait refusé de prendre les chevaux, prétendant que nos montures seraient trop agitées sur le territoire de la Bête. Le chaman soufflait et grommelait sur ma gauche. Les flocons tourbillonnaient dans le vent froid et alourdissaient le manteau du vieil homme, complètement voûté sur son bâton. Quand nos yeux se croisèrent, je tentai un sourire :

  – Je peux porter votre sacoche, Kanda.

  Il secoua une main crevassée de rides.

  – Plus tard, Tyee, plus tard. File devant, il serait capable de nous semer !

  Déçu de ne pas être utile, je courus rejoindre le trappeur. Je ne connaissais pas son nom, ni sa tribu, mais sa réputation le précédait : aux dires des matriarches, il pouvait survivre des semaines en forêt et pister la moindre Bête. Mes yeux tombèrent sur le colt qui battait contre sa cuisse, puis sur son fusil en bandoulière. Des armes mauvaises, cracheuses de plomb et de feu. Pourquoi les matriarches avaient-elles accepté son aide ? Pourquoi le chaman le tolérait-il ? Il avait succombé aux vices des envahisseurs, comme les tribus hunkaï, qui reniaient maintenant nos traditions et nos rituels.

  Ma salive se fit aigre. Au moins, le trappeur ne m’abrutissait pas de bavardages, il parlait peu et filait droit devant, quitte à nous distancer. Et si le chaman avait raison ? Si le trappeur nous abandonnait dans la forêt hivernale ? Non, il avait reçu du cuir et des fourrures pour nous guider sur les territoires de la Bête, et si nous revenions sains et saufs, il gagnerait bien plus.

 

0 commentaires

Résultat de l'appel à textes "Magies et chamanismes"

 

 

 

 

  • « Mémoires d'un toubab » de Julie Conseil
  • « Le saut de l'ange » d' Audrey Lùani
  • « Sans l'ombre d'un doute » de Thierry Bosch
  • « Hexe » de Noémie Wiorek
  • « Le sorcier du Morvan » de Cancereugène
  • « Exstirpator Mali Animi » de Marc Séfaris
  • « Une autre trinité » d'Anthony Boulanger
  • « Ô jeunesse ennemie » de Marie Angel
  • « Les chevaucheurs de vent » d'Émilie Chevallier Moreux
  • « L'appel » de Marine Sivan

 

 

Le Gandahar 10 correspondant sera mis en vente un peu avant Noël.

Vous aurez ainsi l'opportunité de faire des cadeaux à vos proches.

0 commentaires

Appel à textes : La Course déjantée

Le podracer d'Anakin Skywalker

 La course déjantée : appel à textes pour Gandahar 12

 

 

  Dans l’esprit meurtrier de « Duel », la nouvelle de Richard Matheson qui a inspiré le film de Spielberg, ou dans l’esprit comique de la série d’animation Les Fous du volant, avec Satanas et Diabolo qui tendent à leurs concurrents des pièges tous plus délirants les uns que les autres, ou dans l’esprit de compétition déchaîné de la course de prototypes volants avec Anakin Skywalker jeune dans La Guerre des étoiles, ou sur le mode plus charmant de « La course vers la mer » où JP Andrevon décrit, dans Gandahar hors série III, une course de maisons volantes, nous attendons de vous, avec cet appel à textes du genre littératures de l’Imaginaire, des nouvelles dont le décor, les protagonistes et les véhicules seront complètement inattendus et parfaitement déjantés.

 

 

  Règles de soumission :

 

  Nous souhaitons recevoir vos textes :

– inédits et libres d'une autre propriété que celle de leur auteur

– pour le 15 février 2018 à minuit

– format .doc, .docx, .odt ou .rtf exclusivement

 – calibrage maximal : 40.000 signes espaces comprises

 – sans mise en page élaborée (pas de feuille de style, pas de puces, logos, dessins, notes, etc.)

 – pour les retraits de débuts de paragraphe et des dialogues, veuillez utiliser la règle (au lieu de la tabulation ou de la barre d’espacement)

 – Pour les dialogues, veuillez utiliser un seul type de tiret

 

   Vous voudrez bien nous envoyer, à l'adresse clatassoganda@orange.fr, un mail unique avec 2 pièces jointes, sur le modèle qui suit.

 

   Soit la nouvelle « Les cafetières volantes », calibrée à 32.660 signes, dont vous, Claude de la Michodière, êtes l’auteur(e) – si ce n'est pas votre nom d’usage, celui-ci apparaîtra dans vos coordonnées postales. Vous l’envoyez, disons, sous .odt.

 

   SUJET DU MAIL : AT La course déjantée « Les cafetières volantes »

 

   P/J n° 1 : Les cafetières volantes.odt

 Contenu : la nouvelle non signée (ni en début ou fin de texte, ni dans les hauts/bas de page, ni dans les Propriétés du document sous «Auteur»), commençant par son titre suivi du calibrage entre parenthèses : Les cafetières volantes (32660 sec).

 

   P/J n° 2 : Claude de la Michodière.odt

 Contenu – vos coordonnées (mail, téléphone, adresse postale ; ne pas oublier le titre de la nouvelle) :

 « Les cafetières volantes » par Claude de la Michodière

 clodelam@yahoo.fr

 06 99 99 99 99

 AUDE MISCHOW

 69 ALLEE LEVVEHR

 42000 SAINT ETIENNE

 

  Les auteurs des textes retenus en conservent tous les droits associés, mais s’engagent à ne pas les republier avant six mois à compter de la date de parution de la revue. Ils recevront un exemplaire du numéro de Gandahar dans lequel leur nouvelle est éditée. Ils peuvent aussi acheter des exemplaires du même numéro au tarif auteur (frais de port compris).

 

 

0 commentaires

Gandahar hors-série 4 Spécial Aventuriales

Couverture taille réelle - Illustration Michaël Thomazo

L'original est une peinture à l'huile qui sera visible lors de l'exposition "Cinq pas dans l'étrange"

aux Aventuriales, les 24 et 25 septembre 2017, à Ménétrol

    Amener de jeunes plumes et des nouvellistes confirmés à se côtoyer de la façon la plus harmonieuse possible est la marque de fabrique de Gandahar. Composé sans thème imposé – au contraire des livraisons habituelles – ce «hors-série» regroupe une première vague de récits de voyages dans le temps pour s’aventurer bientôt vers des rivages plus glauques avant de sombrer, en conclusion, dans la noirceur horrifique de son talentueux auteur, le parrain de cette édition, Graham Masterton.

 

Venez aux Aventuriales. Vous pourrez vous faire dédicacer ce recueil par les auteurs de ces nouvelles présents sur le Salon.

 

 

SOMMAIRE

 

Jean-Pierre Andrevon « Gardiens »

Martine Hermant « Peine rétrospective »

Julie Conseil « Anamnèse »

Christophe Guillemain « Dans les brumes de l'intertemps »

Marie Latour «Superpositions »

Adèle Weiss « Passé à composer »

Estelle Faye « Cheval de mer »

Chloé Bertrand « La révolte du pantin »

Aurélie Wellenstein « Blandine et les jags »

Émeric Cloche « Prohibition »

Sofia Samatar « Comment retourner dans la forêt »

Edouard Brasey « Les fils de Fenrir »

Graham Masterton « Contemplatrice »

 

 

 

0 commentaires

Gandahar n° 9 Paradoxes temporels

Les paradoxes temporels fascinent l'humanité depuis toujours. Que l'on soit un Voyageur imprudent qui patrouille dans la Spirale du temps, tel un Valérian ou une Laureline, ou encore un certain Docteur voguant Dans le torrent des siècles.

 

Seize auteurs nous ouvrent leurs paradoxes temporels en nous faisant voyager à travers le(s) temps. Passés, présents et futurs se mélangent sous leurs plumes tandis qu’ils nous embarquent dans une aventure échevelée au fin fond de leurs multivers.

 

« Il était/sera les paradoxes temporels » André WOODCOCK/Franck JAMMES page 6

« Julius dans le temps » Jean-Pierre ANDREVON page 28

« De retour aux sources » Jean-Pierre FONTANA page 30

« Pan-pan papy » Pierre GÉVART page 34

« C’est les québécoises les plus dangereuses » Philippe PINEL page 40

« Renifleurs demorts » Élodie SERRANO page 46

« Souvenirs du futur » Marc LEGRAND page 54

« Effet papillon » Marlène CHARINE page 60

« Les bissextiles » Bruno POCHESCI page 70

« Anatomie d’une obstination » Alice DECASTELLANÈ page 84

« Dilemme » Marguerite ROUSSARIE page 90

« Interférence » Thierry FERNANDEZ page 104

« La machine à voyager dans le temps » Quentin P. LEMARIÉ page 110

« Aux horizons insolubles de la rémission » Ange BEUQUE page 114

« Participation à l’AT Paradoxes temporels de l’asso. Gandahar » Anthony BOULANGER page 124

 

L'illustration de couverture a été peinte pour nous par Jean-Pierre Andrevon

0 commentaires

Résultat de l'appel à textes "Paradoxes temporels"

 Suite aux délibérations du comité de lecture, voici le sommaire de notre Gandahar n°9 :

 

Jean-Pierre Andrevon « Julius dans le temps »

Jean-Pierre Fontana « Retour aux sources »

Pierre Gévart « Pan pan Papy »

Philippe Pinel « C'est les québecoises les plus dangereuses »

Elodie Serrano « Renifleurs de mort »

Marc Legrand « Souvenirs du futur »

Marlène Charine « Effet papillon »

Bruno Pochesci « Les Bissextiles »

Alice de Castellanè « Anatomie d'une obstination »

Marguerite Roussarie « Dilemme »

Thierry Fernandez « Interférence »

Quentin P. Lemarié « La machine à voyager dans le temps »

Ange Beuque « Aux horizons insolubles de la rémission »

Anthony Boulanger « Participation à l'AT Paradoxe Temporel - Association Gandahar »

 
3 commentaires

Gandahar n°8 Robert F. Young - La fille aux cheveux d'or et autres nouvelles - un numéro exceptionnel

Les premiers acquéreurs de ce numéro ou d'un abonnement auront le plaisir de recevoir un exemplaire de la série numérotée.

Robert Franklin Young a été régulièrement traduit et publié en France depuis 1956 dans des revues comme Galaxie et Fiction. Il a également figuré dans diverses anthologies de l’âge d’or de la science-fiction. Jean-Pierre Fontana lui a consacré une étude en 1973 : « Robert Young, le barde de la science-fiction » et publié deux recueils de ses nouvelles : Le Pays d’esprit en 1982 et Le Léviathan de l’espace en 1985 dans la collection Fantastique-SF-Aventures des Nouvelles éditions Oswald (NéO). 

Ses plus célèbres récits sont peut-être « The Dandelion Girl », classée huitième meilleure nouvelle étrangère de tous les temps dans un sondage de la revue japonaise  Hayakawa’s SF Magazine en 2006 et « Little Dog Gone », sélectionné en 1965 pour le Hugo Award dans la catégorie Nouvelles. Elles figurent en bonne place dans ce recueil, sous les titres « La fille aux cheveux d’or » et « Petit chienperdu ». 

 

Un certain nombre de nouvelles isolées inédites en français ont été traduites par Robert Soubie voilà plusieurs années en vue d’un recueil dont la publication ne s’est pas concrétisée. Gandahar a l’opportunité d’en présenter neuf et de rappeler quel merveilleux auteur fut Robert F. Young, dont Alain Dorémieux, parmi tant d’autres, disait qu’il était l’un des maîtres de la nouvelle science-fiction américaine, et que Fritz Leiber considérait comme « un poète en prose aussi subtil que Ray Bradbury. »

Sommaire

 

Robert F. Young par Jean-Pierre Fontana

Introduction par Fritz Leiber

La fille aux cheveux d'or

La belle et la bête

La marche insouciante des grands

Le jardin dans la forêt

Les tours Quetenestel

Problème de personnel

À propos de mon chien, mais pas que

Petit chienperdu

Les autres gosses

Mon seul amour

Bibliographie des œuvres de Robert F. Young par Jean-Pierre Fontana 

 

 

La couverture est signée Christophe Vacher

La peinture à l'huile correspondante, Fantôme du Clair de lune, qu'on verra en entier à l'intérieur, a été récompensée par le trophée Apocalypse Dore du salon international des artistes visionnaires Safadore en février 2017

Une critique de ce numéro par Didier Reboussin de Yozone kiosque est visible ici

Lire la suite 0 commentaires

Gandahar à Cusset

Encore une fois, nos partenaires Les Héritiers de la Force,

nous font l’honneur d’accueillir l’Association Gandahar

les 29 & 30 avril 2017 à Cusset

Lohran,  illustrateur entre autres de jeux de rôles pour Asmodée, 7eme Cercle, XII Singes et d’autres .. les jeux de plateaux, pour les mêmes éditeurs, également Lock and Load publishing, FlyingPigGames et d’autres …

 

Zaïtchick, notre spécialiste Bédé qui donnera une conférence, consacrée à Valérian

 

 

Luce Basseterre, dédicacera ses deux romans de Space op


Gandahar à Angers

Les 8 & 9 avril 2017, à Angers

 

Notre stand

sera tenu

par

Luce Basseterre

 



Changement de tarif de la revue en janvier 2017

Chers amis, chers lecteurs,

 

Nous espérons que les neuf opus de notre revue Gandahar sortis à ce jour vous ont comblés (6 numéros plus 3 hors-série). Certains d’entre eux seront d'ailleurs bientôt en rupture de stock ( n° 1 et 2, HS I Pierre Gévart, HS II Nathalie Henneberg).

 

Pour affronter 2017 avec la hausse des tarifs de la Poste et de l’impression, nous avons revu les modalités de notre e-boutique :

 

Le n° 7 de décembre 2016, actuellement chez l'imprimeur et livré d’ici deux ou trois semaines, n’est pas concerné et demeure à 7 € bien que son contenu atteigne 136 pages au lieu des 120 habituelles. C’est notre petit cadeau de début d’année et nous vous offrons là de petits bijoux, dont trois d’origine internationale.

 

Ainsi, l’abonnement vous coûtera désormais 36 €.

Le numéro de Gandahar, quant à lui passe à 8 €, à compter du n° 8 à paraître en mars.

Pour chaque spécimen, les frais d’envoi compris dans la e-boutique ont été harmonisés, toutes destinations confondues, sur la base du tarif « lettre verte » 250 g (poids pour 120 pages) , ce qui fait le numéro envoyé à 11 €.

Si vous souhaitez acquérir plusieurs exemplaires et bénéficier de frais d'envoi dégressifs, veuillez nous contacter à l'adresse liée à la e-boutique :

assoganda.chris@gmail.com

 

Pour les auteurs qui ont participé à un thème et souhaitent acquérir d'autres exemplaires en plus de leur envoi gratuit, le tarif auteur passe à 5 € pour le numéros à 7 € et 6 € pour les numéros à 8 €.

 

En travaillant à ce que 2017 améliore encore la qualité et le succès de notre revue et par là même le plaisir que vous aurez à la lire, nous vous souhaitons de belles lectures, voire même de belles écritures, pour certains d’entre vous.

Belle année à tous !

Jean-Pierre Fontana et l’équipe de Gandahar

 

0 commentaires

L'Enfer sur terre : Gandahar n° 7

Voici la magnifique couverture de notre numéro 7 consacré à l'Enfer. Elle est signée Hugo Varlez.

 

Quant-au sommaire que certains attendent avec impatience, le voici :

 

Francesco Brandoli - La pierre

Juan José Burzi - Alpiel

Sofia Samatar - Ma rencontre avec la goule

Dean Venetza - L'enfer a son prix

Feldrik Rivat - À l'article des morts

Francis Ash - L'aigle décharné

Christophe Guillemain - Au-delà des pavés l'enfer

Mélanie Wency - Le cœur de l'Enfer

Philippe Pinel - Lady Stardust

Stéphanie Courteille - La nouvelle Eurydice

 

Plus un article axé littérature (André Woodcock)

bande dessinée (Franck Zaïtchick Jammes)

et cinéma (Jean-Pierre Fontana)

Une critique de ce numéro par Didier Reboussin de Yozone kiosque est visible ici.

0 commentaires

Le Spécial Aventuriales

Et voici le "Spécial", créé tout particulièrement pour notre salon du livre de l'imaginaire Les Aventuriales de Ménétrol (aventuriales.fr) qui a lieu les 24 et 25 septembre cette année. Avec des écrivains invités, bien sûr, mais aussi des auteurs répondant aux appels à textes de la revue et même des membres de notre association.

Thème libre pour ce numéro exceptionnel : toutes sortes de récits baignant dans des atmosphères où l'Étrange prend toutes les formes possibles.

Le sommaire :

 

Brice Tarvel - Konnor et Cassie au fond des mers

Luce Basseterre - La chevauchée

Laurent Genefort - Accident prévisible

Jean-Pierre Fontana - La collectionneuse

Dominique Lémuri - Fers et talons

Pierre Gévart - Le Félix Bar

Bernard Sigaud - Économies d'Énergie

Marlène Charine - Au-delà du Val Sombre

Sara Pintado - Golem

Jean-Luc Marcastel - Nouvelle Ève

Bruno Pochesci- Dosta !

Jeanne-A Debats- L'Impératrice

Jean Pierre Andrevon - La course vers la mer

 

L'illustration de couverture est signée Christophe Vacher

0 commentaires

Gandahar n°6 Le Prisonnier en précommande

    Annoncer la sortie de notre numéro 6, le 06/06/2016, quoi de plus naturel ?

    Nous aurions pu également intégrer à ce numéro, 6 nouvelles seulement. Nous avons bien essayé, mais non, ce ne fut pas possible ! 

 

    Un article très complet replace le thème dans son contexte au début de cette anthologie. Suivent ensuite huit nouvelles, courtes ou longues, en plein dans le thème ou à sa périphérie, mais qui l'éclairent et lui rendent hommage d'une façon chaque fois différente.

    La série télévisée Le Prisonnier est devenue mythique pour toutes sortes de raisons, dont la plus vraisemblable est son côté visionnaire. Cependant, il faut bien reconnaître qu'à l'époque le public, surpris et déstabilisé, ne l'a pas immédiatement reconnue. Et pourtant, parmi ceux qui ont suivi cette série, aucun ne peut l'oublier.

    Voilà pourquoi nous nous faisons et nous vous faisons ce plaisir.

 

Sommaire

Le Prisonnier, feuilleton dystopique - Franck Jammes

Matricule 46/656 - Alain Rozenbaum

La photo - Catherine Robert

Je t'y autorise - Bruno Pochesci

Hôtel California - Ophélie Hervet

Ronron - Françoise Grenier Droesch

Dimanche - Philippe Pinel

Superpositions - André Woodcock et Thierry Fernandez

Toni s'enfuit - Loïc Daverat

 

 

4 commentaires

Gandahar en Italie

    Du 20 au 22 mai 2016, notre président, Jean-Pierre FONTANA, très connu comme écrivain en Italie, est invité à la convention italienne de science-fiction en tant qu'auteur étranger. Son organisateur, Armando Corridore invite chaque année un auteur différent. Il est également éditeur et a publié des nouvelles de JPF dans la revue qu'il dirige.

    La manifestation a lieu à la maison des congrès de Bellaria-Igea-Marina, au bord de l'Adriatique. Elle s'est alliée à la convention nationale Star Trek et l'ensemble regroupe au moins 500 invités, peut-être plus. Durant ces trois jours sont remis les prix littéraires de SFFF. Des animations liées à Star Trek (un concours de cosplay entre autres) nous permettent de côtoyer neuf acteurs américains qui ont joué dans les séries Star Trek et Docteur Who.

    Nous profitons de cette occasion pour parler de Gandahar à des auteurs italiens connus dont certains sont ravis de nous envoyer des nouvelles entrant dans le cadre de nos thèmes à venir, mais aussi dans notre hors-série "spécial Italie" dont Armando Corridore écrira l'éditorial. Nous flashons également sur le travail du dessinateur Alessandro Bani qui illustrera ce numéro très spécial.

    Inutile de dire que l'accueil est à la hauteur de la réputation italienne et que ce séjour a permis de nouer ou de raviver toutes sortes de contacts. Marina Scarsella, traductrice quadrilingue et Rosa et Armando Corridore ont été aux petits soins pour nous et nous avons passé de très agréables moments en leur compagnie. Nous serons heureux de les revoir en France.

 

0 commentaires

Les Aventuriales 2016

0 commentaires

La revue Gandahar en numérique

 

Gandahar

La revue existe aussi en numérique

Elle est publiée chez L'Ivre Book, notre éditeur partenaire

Les numéros 1 et 2 sont déjà sortis et les suivants apparaitront petit à petit

Vous avez aimé le n°1 papier ? La version numérique comporte 7 nouvelles de plus

et toutes aussi étonnantes et volcaniques les unes que les autres

Alors, n'hésitez pas, soyez gourmands, soyez fous

Achetez les deux !

 

 * * *

   

     L'Ivre Book était au départ uniquement un éditeur numérique. Il s'est par la suite diversifié en créant toutes sortes de collections dont l'une d'entre elles, la e-anticipation est dirigée par le président de notre association, Jean-Pierre Fontana.

    Avec une centaine d'auteurs qui lui sont attachés, dont certains ont publié des nouvelles dans la revue Gandahar, il s'est maintenant lancé dans la publication papier.

    Amis lecteurs qui aimez notre revue, n'hésitez pas à visiter la maison d'édition de Lilian, l'Ivre Book. Vous y trouverez sans le moindre doute le livre qu'il vous faut.

0 commentaires

Générations Star Wars & SF

 

 

 

Pour la seconde année consécutive, les Héritiers de la Force invitent l'Association Gandahar à participer à leur événement Génération Star Wars & SF

Nous ne viendrons pas en touristes, mais avec un joli programme

 


 

Une conférence, donnée par Franck Jammes

 

 samedi 30 avril de 15h30 à 16h30

 

 

Le Super-héros, anatomie d'un genre

Caractéristiques et naissance du genre. Des comics à la vraie vie


 

Un stand, avec notre revue, des auteurs en dédicaces et la démo d'une fiction interactive

(détail, ci-dessous)

 

Jean-Pierre Fontana sera présent pour dédicacer ses dernières parutions, mais aussi quelques titres plus anciens :

 

Des mondes incertains
L'aventurière de l'espace
La jaune
Souvenirs de demain
Shéol
La femme truquée

Dimension Aldani (sous réserve)


 

 

Perrine Rousselot, qui a rejoint notre association en Juillet 2015, sera aussi des nôtres, avec ses trois romans de fantastique pour ados et jeunes adultes :

 

La Guerre des Éléments, tomes 1 et 2

Jusqu'à l'Aube, tome1


 

 

En avant première, Luce Basseterre dédicacera son premier roman, un Space Opera :

 

les Enfants du Passé


Lire la suite

Notre 2e hors-série est consacré à Nathalie Henneberg

 

     Dans le sillage de la revue Galaxies qui vient de publier Khéroub des étoiles, un roman inédit de Nathalie Henneberg, nous avons décidé de rééditer des nouvelles que notre directeur de publication, Jean-Pierre Fontana a recherchées, pour la plupart, dans sa collection de vieux Fiction, une revue mythique s'il en est.

     « Pavane pour une plante », extraite quant-à elle du recueil Démons et merveilles, est évoquée dans notre numéro 5 au titre de l'intelligence végétale.

 

Voici le sommaire :

Ilse d'Arlberg

Rien qu'un monstre

Au pilote aveugle

Pavane pour une plante

Celle qui venait de la nuit

Du chrême pour Chrysothemys

La terre hantée

Communication anti-monde

Les vacances du cyborg

Trois devant la porte d'ivoire

 

Nous vous souhaitons une excellente lecture !

 

0 commentaires

Gandahar 5 chroniqué sur Yozone

 

 

 

 

 

 

 

Chronique de François Schnebelen sur Yozone-kiosque

0 commentaires

Le Gandahar 5 Intelligence Végétale est annoncé

« Intelligence Végétale » est attendu pour Noël : le voici dans toute sa splendeur !

La couverture est signée Séverine Pineaux.

Cependant, l'expédition groupée attendra fin janvier car chacun est fort pris ces temps-ci et les entreprises, elles mêmes tournent au ralenti.

Vous pouvez commander dès maintenant sur la e-boutique ou directement par courrier chez notre trésorière :

MB BOUILLER, 18 rue du Bois-Joli, 63170, PÉRIGNAT-LÈS-SARLIÈVE

 

Gandahar vous souhaite de très bonnes fêtes à tous !

 

Sommaire :

Intelligence Végétale : utopie ou réalité ? - Christine Brignon

La fleur enfuie - Kurd Laßwitz

Conflits de culture - Jean-Pierre Andrevon

La peste verte - Julie Subirana

Nous venons en paix - Philippe Pinel

Irium - Andrea Deslacs

La salamandre - Franck Jammes

Le rêve sauvage - Luce Basseterre

Effeuiller la marguerite - Eric Vial Bonacci

Le témoin - Olivier le Bussy

Pourquoi laisse t-on mourir les plantes ? - Julie Conseil

Le banyan qui pensait trop - Anaïs La Porte

Autochorie martienne - Jean-Christophe Gapdy

Symbiose - Ophélie Hervet

Regain - Laurent Pasqual

 

 

1 commentaires

Gandahar « Pierre Gévart » chroniqué sur Yozone








Encore une chronique qui fait très plaisir !


Notre façon de construire ce numéro dans le but de faire connaître toute la palette des talents de Pierre Gévart a été très bien saisie par François Schnebelen.


Un grand merci à toi François et vous lecteurs, n'hésitez pas, vous serez surpris.

0 commentaires

Yal nous a quittés

 

Pour rendre hommage à Yal, je t'emprunte ici, Mandy, le magnifique portrait que tu as fait de ton ami.

 

 

Aujourd'hui, tu viens de nous quitter Yal et il n'y a pas de mots pour décrire la peine que nous éprouvons tous. Ta crinière dorée comme le reflet de ton aura, ton écriture tellement intelligente, ton engagement pour la cause des auteurs, ton rire, ta parole directe... et tellement d'autres choses que tes proches avaient la chance de partager. Des pensées pour tes amis... des pensées pour toi Sara !

 

1 commentaires

Encore une vague de photos des Aventuriales, le salon du livre de l'Association Gandahar

 

Crédit photo Gaelle Col et Philippe Chassagny


N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les voir en grand.

 

0 commentaires

Résultat de l'appel à textes "Intelligence Végétale"

 

Cet appel à textes a eu un réel succès puisque notre comité de lecture a examiné avec attention pas moins de 70 nouvelles.

La sélection n'a pas été facile et a occasionné quelques débats. À notre grand regret, nous avons dû abandonner de bons récits pour ne garder que ceux qui nous ont paru très bons.

 

Voici donc notre choix :

- « Symbiose » d'Ophélie Hervet 

- « Regain » de Laurent Pasqual

- « Nous venons en paix » de Philippe Pinel

- « Le témoin » d'Olivier Le Bussy

- « Autochorie martienne » de Jean Christophe Gapdy

- « La salamandre » de Zaïtchick

- « Le banyan qui pensait trop » d'Anaïs La Porte

- « Irium » d'Andréa Deslacs

- « Effeuiller la marguerite » d'Eric Vial-Bonacci

- « Le rêve sauvage » de Luce Basseterre

- « Pourquoi laisse t-on mourir les plantes ? »

                                    de Julie Conseil 

 

D'ici une dizaine de jours, les corrections éditoriales pourront commencer. En effet, nous sommes à présent entièrement concentrés sur notre salon du livre qui a lieu le weekend prochain.
La parution d'Intelligence Végétale est prévue pour fin décembre. Lorsque la maquette sera prête, nous publierons la couverture ainsi que le sommaire définitif... car une ou deux surprises sont au programme, bien entendu !

 

0 commentaires

Les Aventuriales arrivent


L’événement se précise avec les dernières réunions du comité organisateur, les interviews et articles dans les médias. Voici dès à présent le visuel du magnifique carton d'invitation à l'inauguration... signé Caza bien sûr !


0 commentaires

Pierre Gévart  ou le 1er hors-série de Gandahar

 

Avec une magnifique couverture réalisée par Mandy, le Mandy Semeur de Mirages, oui !

 

Cette idée de hors-série a fait son chemin petit à petit, au fil des échanges avec Pierre. Cela a commencé par une parole en l'air, un petit défi jeté comme ça, et puis, comme Pierre ne se cache pas de vouloir privilégier l'entraide plutôt que la concurrence (voir à ce sujet l'éditorial du prochain numéro de Galaxies) et qu'au même moment, par un heureux hasard, Mandy nous proposait une couverture, l'événement virtuel du départ a fini par se concrétiser.

 

Nous sommes donc très heureux de vous laisser savourer ce fruit de notre travail en commun.

 

La 4ème de couverture :

Pierre Gévart est un cristal aux nombreuses facettes, comme vous pourrez le découvrir avec l’entretien qui ouvre ce numéro. Même s’il a déjà beaucoup publié, il souhaite ici donner un certain éclairage à son écriture, lui aussi diffracté par des facettes plus petites. Curieux de kaléidoscopes ou fractales vous allez plonger avec délice dans ces récits hautement imaginatifs et pour la plupart inédits, qui vont de la simple page à la novella, de mondes science-fictifs en mondes fantastiques, voire en introversions jouant avec les perceptions du réel... 

 

Le sommaire :

Entretien avec Pierre Gévart (Imaginales 2015)

La fleur de feu

Cours de lecture

Une bibliothèque qui crashe

Un dîner pour les Morgenstern

Code-barre

Algarade (prix hors-concours de la ville de Péronne 2001)

Flottement

Divergence

Seul

Bonne année

Comment les choses se sont vraiment passées (prix Infini 2001)

Bibliographie

 

 

0 commentaires

Critique de Gandahar 4

 

 

 

 

 

 

 

Encore une critique avisée ici

0 commentaires

L'Affiche des Aventuriales 2015

 

Voici l'affiche des Aventuriales : premier salon du livre de l'Imaginaire organisé en Auvergne par l'Association Gandahar. Cette affiche a été réalisé grâce aux talents conjuguées de Philippe Caza, qu'on ne présente plus, pour l'illustration et du talentueux maquettiste de la revue Gandahar pour le lettrage. 

0 commentaires

On parle de nous dans l'Express

L'Auvergne est un terrain fertile pour l'Imaginaire. Son passé l'y prédispose : contes et légendes, sorcières et autres créatures. Rebecca Benhamou développe ici un article qui parle entre autres de Gandahar et des Aventuriales.

6 commentaires

Prolongation de l'appel à textes "Intelligence Végétale"


À la demande de certains d'entre vous qui auraient voulu écrire un récit sur le thème de l'intelligence végétale mais n'en ont pas eu le temps, nous avons décidé de reculer la dead line au 31 août 2015. 

Le libellé de cet appel à textes est ici.

0 commentaires

Gandahar 3 chroniqué dans Yozone Kiosque











Une critique détaillée et judicieuse de la part de François Schnebelen ici.

0 commentaires

Chapeau Melon et Bottes de Cuir

 

Dans les années 70, on avait une série télé complètement barrée qui passait à la télévision les après-midis : Chapeau Melon et Bottes de Cuir.

Elle mettait en scène un duo d'agents secrets, l'élégant John Steed et la redoutable Emma Peel.

Ensemble, ils affrontaient toutes sortes de menaces (savants fous, robots en habits de gangsters, espions soviétiques, réalisateurs homicides, maison meurtrière automatisée, super-héros qui marchent au plafond, sosies, plante extra-terrestre carnivore etc.) dans une Angleterre improbable avec ses scouts, ses bobbies, ses bus rouges à deux étages et où même les représentants des minorités ethniques étaient incarnées par des acteurs blancs !

Au départ, The Avengers (le titre original) était une série policière de facture classique jouée et réalisée en direct. Nous sommes en 1961. Le héros était un médecin justicier, le docteur Keel (!) à la recherche des assassins de sa fiancée. Il est secondé à l'occasion par un policier aux dialogues réduits du nom de John Steed, joué par Patrick Macnee. 

Si la série avait alors été diffusée chez nous, elle se serait appelé : Imper et chapeaux mous.

Ian Hendry (Keel), tenté par les sirènes du cinéma (on le verra notamment dans Capitaine Kronos, tueur de Vampires et The Internecine Project), abandonne la série au bout de la 1ère saison.

Steed devient la vedette et on lui adjoint une partenaire féminine qui pratique les arts martiaux, Catherine Gale (Honor Blackman qui apparaît ensuite aux côtés de Sean Connery dans Goldfinger et Shalako.)

D'abord présente de façon intermittente, elle devient la partenaire régulière de Steed dès la 3e saison. 

Un personnage féminin qui joue un rôle actif dans des récits qui flirtent avec l'espionnage...

La pop culture commence à pointer son nez !

A partir de la 4e saison, les scénarios s'orientent vers le fantastique et la science-fiction et adoptent un ton d'humour nonsensique qui devient la marque de la série.

Steed est secondé par Emma Peel (Diana Rigg) et le duo restera emblématique...

La 5e saison est réalisée en couleurs mais Diana Rigg s'en va.

La 6e saison, avec Linda Thorson qui joue Tara King est la dernière. La série est exportée aux États-Unis mais ne séduit pas les téléspectateurs malgré de très bons épisodes. Les critiques envers la remplaçante de Diana Rigg sont très dures (et injustes.) The Avengers s'interrompt avec un ultime épisode qui expédie le duo d'agents secrets dans l'espace, à bord d'une fusée, sous le regard de Mère-Grand (Patrick Newell), le supérieur de Steed.

Au milieu des années 70, Les Avengers reviennent.

Macnee commence à accuser son âge et il joue plutôt un rôle de mentor pour deux jeunes agents, le bouillant Gambit (Garret Hunt) et la blonde Purdey (Joanna Lumley).

La série porte l'empreinte des années 70, plus violente avec beaucoup plus de scènes en extérieur, sur le modèle d'autres séries comme MI5 (Les Professionnels) également scénarisée par Brian Clemens.

Il y aura deux nouvelles saisons avec d'excellents épisodes (Le Repaire de l'Aigle avec Peter Cushing, Le Baiser de Midas, Le Dernier des Cybernautes, l'étonnant Monstre des égouts...) et d'autres nettement moins réussis. La France et le Canada coproduisent l'ultime saison.

Rideau.

Steed ne réapparaîtra que dans une pub pour la montre Timex !

Patrick Macnee a néanmoins poursuivi sa carrière au théâtre, à la télévision, au cinéma. 

On le verra notamment dans un Sherlock Holmes avec Christopher Lee (qui, lui, est apparu a plusieurs reprises dans The Avengers, notamment dans l'épisode Interférence de la 5e saison), dans le téléfilm Le retour des Agents très Spéciaux où il reprend le rôle de Leo G. Caroll, le chef de l'U.N.C.L.E., et aux côtés de Roger Moore dans A View to a Kill (Dangereusement votre - pas très bon le titre français, le film non plus d'ailleurs.)...

Pour beaucoup de gamins qui ont grandi dans les années 70, Patrick Macnee restera toujours associé au rôle de John Steed, un héros plein de charme et d'humour qui savait se sortir des situations les plus périlleuses, flirter avec élégance et distinction avec sa partenaire et conquérir le cœur des téléspectateurs qui lui resteront fidèles à l'occasion des nombreuses rediffusions de la série au cours des années 80-90.

Avec lui, c'est encore un peu de notre enfance qui s'en va.

RIP monsieur Macnee.

Et merci pour tout.

On ne vous oubliera jamais.

 

0 commentaires

Un de plus s'en est allé

 

 

 







Guy Piérauld s'est éteint et avec lui, Bugs Bunny, Taram et le Chaudron Magique, Retour vers le futur 2 et 3, L'Homme des Hautes Plaines, Gremlins 2, Qui veut la peau de Roger Rabbit ? Tintin et le Temple du Soleil, Tintin et le Lac aux requins, Elémentaire mon cher... Lock Holmes, Ma sorcère bien aimée, Les Fous du Volant, L'Escadrille infernale, restent sans voix.

0 commentaires

Hommage à Christopher Lee

0 commentaires

Décès de Christopher Lee

0 commentaires

Gandahar n°4 vient de sortir

 

La légende du Juif Errant est le thème de ce numéro. Malédiction, errance, immortalité en sont les clés.

Un article d'André Woodcock l'introduit, avec son habituelle distance humoristique et beaucoup de documentation imagée (en noir et blanc). Viennent ensuite des nouvelles, classique pour celle d'Apollinaire, beaucoup moins pour celle de Danny Mienski, par exemple. Ce numéro se termine avec maestria par une composition à quatre mains de la part du duo Andrevon/Pochesci, qui a pris goût à l'aventure et joue avec l'idée de poursuivre avec un roman...

 

 

 


1 commentaires

Gandahar aux Imaginales

0 commentaires

Autre invité aux Aventuriales

0 commentaires

Cassandra O'Donnell sera aussi aux Aventuriales

0 commentaires

Les Aventuriales invitent l'auteur de Gandahar


Jean-Pierre Andrevon


Notre président d'honneur, à l'origine du nom de notre association, sera lui aussi présent aux Aventuriales.

0 commentaires

Aventuriales de Ménétrol : troisième invitée

0 commentaires

Aventuriales de Ménétrol : deuxième invité prestigieux...


 


est le deuxième invité de marque des AVENTURIALES DE MÉNÉTROL, notre Salon de tous les Imaginaires qui aura lieu les 26 et 27 septembre 2015.

0 commentaires

Qui est la marraine des Aventuriales ?

 


Il est grand temps de vous annoncer que la marraine des Aventuriales est...


0 commentaires

Gandahar N° 3 - Les 24 h de la Nouvelle sera vendu 9 €


Avis à la population !


La maquette de notre n°3 Les 24 h de la Nouvelle est terminée. Vous pouvez déjà voir ici la couverture définitive.

Il est très beau mais aussi beaucoup plus gros que les deux précédents. Hé oui, 17 nouvelles tout de même ! Par la force des choses, nous sommes obligés de le vendre un peu plus cher. Voilà pourquoi ce numéro 3 vous coûtera 9 € en direct et 11 € par courrier.


Bien sûr, cela ne change rien pour les personnes qui sont abonnées ou qui ont déjà pré-commandé.


0 commentaires

Les Aventuriales de Ménétrol - le site


Voici le lien vers notre tout nouveau site réservé aux " Aventuriales de Ménétrol", notre salon du livre de l'Imaginaire... voire salon de tous les imaginaires.

Ce site va évoluer doucement au fur et à mesure que la programmation se mettra en place. Nous vous invitons à le consulter régulièrement.


0 commentaires

Gandahar numéro 4 : Le Juif Errant - Sommaire


Nous avons le plaisir de vous communiquer le sommaire de notre numéro 4, LE JUIF ERRANT qui sortira en juin 2015.

La légende du Juif Errant, objet de l'image d'Épinal ci-dessous, aura occasionné beaucoup de hors-sujets pour cet appel à textes, certain(e)s auteur(e)s l'ayant confondue avec le thème de l'immortalité. Ce n'était pas un sujet facile, reconnaissons-le !

 

La couverture n'est pas encore prête et reste une surprise à venir...


Sommaire :

 

« Éditorial » Jean-Pierre Fontana

« Marche -et ne crève pas ! » (article) André Woodcock

« Le passant de Prague » Guillaume Apollinaire

« Jusqu'à tout recommencer » Jean-Pierre Andrevon et Bruno Pochesci

« Une gueule de bois de cent mille ans » Pierre Gévart

« Ceci est mon corps » Bérénice Paquier

« Aurore-s » Feldrik Rivat

« Vol au-dessus d’une synagogue » Sara Pintado

« L’être aux yeux soleil » B.J. Opsüj

« Le sombre » Alexandra Jacquet

« Albert Cohen contre les méchants Qlipoths » Danny Miensky

« Eivor » Jérôme Nédélec


0 commentaires

Gandahar n°3 : 24 h chrono

L’association Gandahar est heureuse de vous annoncer que le numéro 3 de la revue sera entièrement consacré aux 24 Heures de la Nouvelle. En effet, après avoir sélectionné une quinzaine de textes aussi représentatifs que possible de la diversité présente sur le site, nous avons demandé à leurs auteurs de les retravailler à fin de publication. Tous se sont montrés fort enthousiastes. Pour certains, il s’est agi d’un simple peaufinage, mais d’autres ont choisi de retravailler leur texte plus en profondeur, modifiant structure et approche même de leur histoire. Ce numéro n’est donc pas une simple édition papier des nouvelles disponibles en ligne.


Vous retrouverez au sommaire de ce numéro très spécial, 17 des textes écrits durant les sessions 2013 et 2014


 

Away, de Romain Jolly

Câline, de Nicolas Gaube

Court-bouillon, de Lilie Bagage

Démon de Chat, de Francis Ash

Destinée cruelle, de Karele Dahyat

Il Suffit de Passer le Pont, de Luce Basseterre

In Rust we trust, de François Delmoor

La Biche, de Dominique Lémuri

La Fête de l’Homme Mort, de Manon Bousquet

La Marchande de Sable, d’Anaïs La Porte

Les Fleurs Oubliées, de Xavier Portebois

Musique Non-Stop, de François Delmoor

On y Sera Demain, de Chloé Bertrand

Pandatown, de Jérôme Cigut

Ramazan Bey Original, de Philippe Pinel

Sept Cent Trois, de Miah Jullion

Shan Theli, de Tesha Garisaki



Pour la précommande par courrier, c'est ici

 

Ce numéro sera aux IMAGINALES D'ÉPINAL ainsi que les deux précédents.


0 commentaires

Where no man has gone before...

Décès de Léonard Nimoy, célèbre pour son interprétation de Monsieur Spock dans la série et les films Star Trek.

 

Après l'arrêt de Star Trek, Léonard Nimoy, lassé des séries à équipe, était apparu dans... Mission Impossible ! Il avait également joué les chirurgiens assassins dans la série Columbo et donnait la réplique à Donald Sutherland dans le remake de L'Invasion des Profanateurs de Sépultures. Il avait aussi doublé son personnage dans une série de dessins (mal) animés qui prolongeait la série Star Trek, et il était revenu dans des épisodes de Star Trek, the Next Generation puis dans les deux derniers films de la franchise où il assurait la transmission de relais avec Zacharie Quinto qui reprenait son personnage.On l'a également vu dans Fringe.

 

Pour de nombreux fans, il restera néanmoins le seul et authentique interprète de Spock, un rôle dont il se sentait pourtant prisonnier au point d'intituler sa biographie, I am NOT Spock... avant de reprendre le rôle pour les films de la Paramount.

 

La popularité de Spock avait dépassée celle du héros de Star Trek, le capitaine Kirk, interprété par William Shatner, au point d'être assimilé à la série. La mort du personnage à l'issue du 2e film, La Colère de Khan avait provoqué l'ire des fans. Celle-ci fut néanmoins temporaire : Spock ressuscitait dans le 3e opus fort judicieusement titré A la Recherche de Spock, mis en scène par Léonard Nimoy, lui-même. Hélas, aucune réincarnation ne semble pouvoir nous ramener l'acteur de son dernier voyage.

0 commentaires

Quand l'Imaginaire sauve la réalité : Argo.

Argo est un film américain de Ben Affleck (2012) inspiré d'une histoire vraie : en 1979, la révolution iranienne renverse le régime dictatorial du Shah. Ce dernier, atteint d'un cancer, se réfugie aux États-Unis, le pays qui a soutenu des années durant sa dictature. Au mois de novembre, les partisans de Khomeiny pénètrent dans l'ambassade américaine de Téhéran et prennent le personnel en otage : ils exigent le retour du Shah dans leur pays afin qu'il soit jugé pour ses crimes. Six membres du corps diplomatique sortent in extremis de l'ambassade américaine et se réfugient dans celle du Canada. Argo raconte comment la CIA est parvenue à exfiltrer ses ressortissants d'un pays en pleine révolution islamique où ils étaient, ainsi que ceux qui leur apportaient leur aide, en danger de mort.


Quel rapport avec l'imaginaire ? La clé du film est que le tournage d'un film de science-fiction bidon sert de couverture à l'opération. Tony Mendez (Ben Affleck), responsable de l'opération, réussit à convaincre ses supérieurs de financer la promotion d'un faux film, Argo, afin de rendre crédible l'entreprise. Il s'appuie sur l'aide de John Chambers (interprété par l'énormissime John Goodman), le maquilleur dont le plus célèbre travail fut la confection des maquillages et prothèses de La Planète des Singes. Celui-ci aurait mis au point, d'ailleurs, une trousse de maquillage à l'usage des agents de la CIA (!?), on n'est pas très loin de Mission Impossible (!) Le producteur, Lester Siegel, est quant à lui, un personnage inventé pour le film.

 

Quant au faux film, il s'agit d'un projet authentique, tombé à l'eau : l'adaptation d'un roman de Roger Zelazny, Lord of the Light. Projet ambitieux qui devait même déboucher sur la création d'un parc d'attractions. Afin de développer le visuel du film, combinant technologie et mythologie orientale, le producteur fit appel à Jack Kirby, l'un des auteurs majeurs de l'industrie du comic book (on lui doit la création, au dessin, de Captain America, des Quatre Fantastiques, de Hulk, de Thor etc.) qui réalisa les dessins de préproduction et le story-board. Ces visuels ne sont malheureusement pas utilisés dans le film de ben Affleck. Ainsi, grâce à ce projet abandonné, la CIA put donner de la densité à sa couverture et faire sortir du pays les six diplomates américains qui se firent passer pour une équipe de cinéma canadienne en repérage...



Un des visuels de J. Kirby réalisé pour le film avorté, malheureusement absent du film Argo.

Jim Lee s'est porté acquéreur de cette planche et s'est amusé d'apprendre son "histoire".

(source photo : comicbook.com)

 

 

Si ce film où la fiction sert la réalité est réalisé efficacement (en ouverture, une bande dessinée animée résume l'histoire de l'Iran, en harmonie avec le thème du récit), néanmoins il sacrifie aux impératifs d'une narration dramatique dont les effets sont appuyés : l'opération est annulée au dernier moment et l'agent Mendez décide de passer outre, forçant la main de l'agence qui doit valider les réservations pour ses passagers à l'aéroport de Téhéran au dernier moment ; les Gardiens de la Révolution sont soupçonneux juste le temps qu'il faut pour retarder l'embarquement des exfiltrés mais les laissent finalement partir, convaincus par un coup de téléphone qui confirme la fausse identité des diplomates, la communication est établie in extremis ; la photo passée à la déchiqueteuse de l'ambassade américaine d'un des évadés est reconstituée et transmise au dernier moment, dévoilant la supercherie ; les véhicules de la police de l'aéroport se lancent sur le tarmac alors que l'avion est en phase de décollage... Tous ces éléments accumulés sont destinés à entretenir le suspens, un film n'est pas un documentaire...


Tony Mendez (Ben Affleck) au cœur de l'Iran en pleine révolution... Sous la main de l'ayatollah Komeiny...

(source photo : The Guardian.)

 

Par ailleurs, Argo a suscité certaines réactions de la part du gouvernement canadien qui estime qu'on a minimisé le rôle joué par le personnel de son ambassade (et les risques qui ont été pris), par exemple, les faux papiers réalisés par la CIA pour les diplomates étaient de grossières contrefaçons qui n'auraient pas fait illusion et c'est l'ambassade canadienne qui a refait les documents, de plus les Canadiens ont fustigé "l'amateurisme" des agents de la CIA, apparemment déconnectés de la réalité du terrain... En outre, le camp iranien n'était pas aussi monolithique que le montre le film et les Américains auraient bénéficié du soutien de dignitaires du régime iranien qui désapprouvaient les initiatives de la frange radicale des révolutionnaires. La réalité est souvent plus complexe qu'il n'y paraît.

 

La prise d'otages de Téhéran a duré 444 jours. Elle a coûté sa réélection au Président Jimmy Carter. L'option militaire aurait été envisagée pour libérer les otages mais l'opération aurait tourné court. L'élection de Ronald Reagan a marqué un tournant radical dans la politique extérieure des États-Unis. L'opération Argo, pour la réussite de laquelle Antonio Mendez fut décoré, n'a été révélée qu'en 1993, sous l'administration Clinton.


Enfin, lorsque George Lucas réalisa Le Retour du Jedi, au début des années 80, il se servit lui aussi de la couverture d'un faux film (Blue Harvest) pour pouvoir travailler à l’abri des hordes de fans qui auraient perturbé le tournage. Mais ça, c'est une autre histoire...

0 commentaires

Les Aventuriales de Ménétrol sont sur Facebook

Organisé par l'association Gandahar, Les Aventuriales sont un salon consacré aux arts littéraires et graphiques de l’imaginaire : Aventure, Science-fiction, Fantastique, Fantasy. Il est ouvert à tous les publics, et particulièrement aux jeunes, et va permettre de rencontrer des artistes, des auteurs, des éditeurs d’ouvrages papier et numérique, des associations et proposera de nombreuses animations.

Cette année le salon se déroulera les 26 et 27 septembre à Ménétrol (63).

De plus amples renseignements vous parviendront peu à peu sur cette page.

0 commentaires

Dans La Montagne, ce-jour d'hui

VOLCANS ■ Le numéro 2 de Gandahar

 

Après la publication d’un premier numéro de sa revue littéraire et thématique consacrée aux Volcans autour d’une dizaine de nouvelles d’auteurs régionaux, nationaux et même belges, sous couverture illustrée par Caza, l’association Gandahar annonce la sortie de son numéro 2.


Cette deuxième livraison est consacrée aux voyages aux temps jurassiques avec un roman oublié et jamais réédité de Fernand Mysor, Les Semeurs d’épouvante, accompagné d’une nouvelle de l’auteur américain Robert Young, Aux Premiers âges.

Ces deux récits sont accompagnés d’une plongée aux temps préhistoriques de l’énigmatique Renée Dunan, « Le métal histoire d’il y a vingt mille ans ». L’illustration de couverture a été réalisée par la jeune et talentueuse Krystal Camprubi.


Les deux numéros sont en vente à la librairie Les Volcans (80, boulevard François Mitterrand) à Clermont. ■

0 commentaires

Le Gandahar N°2 est en précommande


LE GANDAHAR N°2 EST EN PRÉCOMMANDE JUSQU'AU 15 FÉVRIER

 

Au sommaire :

 

Les Semeurs d'épouvante, roman de Fernand Mysor

Aux premiers âges, nouvelle de Robert F. Young

Le Métal, histoire d'il y a vingt mille ans, récit de Renée Dunan

La couverture est illustrée par Kristal Camprubi

 

Le prix est toujours de 7 euros en direct.

 

 

Nous prenons en compte la modification des tarifs de la Poste en ce début d'année 2015 et vous proposons les modalités d'achats suivantes, harmonisées pour toute la zone Euro (tarifs valables jusqu'au 31 décembre 2015)

 

LE NUMÉRO (frais d'envoi compris) est à 10 €

L'ABONNEMENT ANNUEL (4 numéros, frais d'envoi compris) est à 36 €

(actualisé le 16/02/17)

 

Merci d'envoyer votre chèque à :

ASSOCIATION GANDAHAR

Chez MB BOUILLER

18,rue du Bois-Joli

63170 PÉRIGNAT-LÈS-SARLIÈVE

 

Pour les envois à l'étranger (hors zone euro), les paiements par mandat ou virement et les envois de plusieurs exemplaires, bien vouloir prendre contact avec nous sur la boite mail :

assoganda.chris@gmail.com

 

Et nous vous disons UN GRAND MERCI POUR VOS COMMANDES, c'est ce qui nous permet de CONTINUER L'AVENTURE ;-)

 

Un dernier mot : Oui, bien sûr, vous pouvez toujours commander le numéro 1 !

0 commentaires

Revue Gandahar N°1

Voici ce que vous attendiez tous avec impatience :

 

la couverture de notre revue "les volcans", enfin, une simulation de couverture. L'original lui ressemblera de près, en plus beau, plus vrai, plus glacé, plus brillant, avec des couleurs de feu dans de magnifiques nuances d'orange et de rouge. Notre ami CAZA l'a réalisée exprès pour nous (!)


 

Le sommaire également, que seuls quelques-uns connaissent :

 

Editorial : Jean-Pierre Fontana

Les Volcans : André Woodcock

Etoile et le Dragon Rouge : Christine Brignon

Pyrolepsie : Xavier Portebois

Les hommes en blanc : Lea Silva

Le syndrome islandais : Bruno Pochesci

Dans la chaleur du bain japonais : Cédric Girard

Les filles de Pélé : Feldrik Rivat

Joe Lahar et les mangeurs d'archées : Julie Conseil

La Cendreplaine : Martin Le Folgan

La petite fille au ballon : Dominique Lémuri

 

Cent vingt pages de SFFF tous azimuts avec un super topo, mi-sérieux, mi-humoristique, d'André Woodcock sur les volcans.

 

Quant à "l'ours" :

 

Directeur de publication : Jean-Pierre Fontana

Rédactrices en Chef : Marie-Bernadette Bouiller et Christine Brignon

Comité de rédaction : Jean-Pierre Bouiller, Luce Basseterre, Franck Jammes et

Lilian Ronchaud

Maquette : Michel Bassot

Membres honoraires : Philippe Caza, Jean-Pierre Andrevon et Christophe Vacher

 

Dépôt légal : novembre 2014

 

Quelques semaines plus tard, les éditions "l'Ivre Book" (Lilian Ronchaud) en sortiront une version numérique enrichie de sept nouvelles supplémentaires :

 

 

Eider, l'oiseau de feu : Anthony Boulanger

Le dernier titan : Grégory Covin

Feuerbach, la rivière de lave : Nicolas Pages

Mon ami Ragnaros : Jérémy Sirugue

Peuple des glaces : Rémi Sauze

Tamaya : Guillaume Fourtaux

Tiphaine et le bonhomme de lave : Amria Jeanneret

 

 

Vivement que puissions voyager parmi tous ces volcans du monde et au-delà, à commencer par les nôtres, bien sûr, ceux de la Chaîne des Puys d'Auvergne.


0 commentaires

Gandahar 10 Magies et chamanismes

Couverture de Michel Bassot - Huile sur toile 100 X 60 cm

SOMMAIRE

 

 « Le travail du feu » Juan José Burzi

« Ogres de l'Afrique orientale » Sofia Samatar

« Mémoires d'un toubab » Julie Conseil

« Le saut de l'ange » Audrey Lùani

« Sans l'ombre d'un doute » Thierry Bosch

« Hexe » Noémie Wiorek

« Le sorcier du Morvan » Cancereugène

« Exstirpator Mali Animi » Marc Séfaris

« Une autre trinité » Anthony Boulanger

« Ô jeunesse ennemie » Marie Angel

« Les chevaucheurs de vent » Émilie Chevallier Moreux

« L'appel » Marine Sivan

ÉDITORIAL

 

    Ce numéro de Gandahar est un cadeau de Noël. D’abord parce qu’il vous offre, chers lecteurs, une couverture qui est l’aboutissement d’un an de travail sur une peinture à l’huile de Michel Bassot, le concepteur graphique de votre revue. Mais aussi à cause de son contenu : douze nouvelles minutieusement sélectionnées parmi des textes plus excellents les uns que les autres.
    En ces temps de fêtes, Gandahar vous garantit des voyages sur plusieurs continents et même au-delà. La magie de Noël va prendre toutes les formes : de l’inquiétant dans le récit de Juan José Burzi où l’on voit un peintre se fondre dans son œuvre, du dévorant dans celui de Sofia Samatar qui explore le monde des ogres africains. Nous saluons au passage l'illustration de Del Samatar, son frère, qui complète ce texte à merveille. Un grand merci à Séverine Pineaux qui, après nous avoir confié sa superbe femme-paysage, Dana, pour la couverture de notre numéro 5 Intelligence végétale, illustre superbement « Le sorcier du Morvan » et « L'appel ».
    Honneur aussi aux nouvellistes français :
    Julie Conseil nous relate les mémoires de l'oncle Christodule, revenu de la guerre de 14-18 avec un régiment de Sénégalais. Audrey Lùani cherche à élucider une étrange obsession en renvoyant son héros dans le passé. Thierry Bosch nous fait rire en racontant la vengeance d’un SDF qui n’est pas celui qu’on croit. Noémie Wiorek nous transporte dans une rue mal famée où va se dérouler un spectaculaire combat de sorcières. Cancereugène raconte comment la curiosité d’un groupe d’adolescents dévoile l’étrange secret d’un sorcier. Marc Séfaris nous conte une séance de désenvoûtement où l’un des protagonistes se retrouve bien attrapé. Anthony Boulanger nous décrit un monde qui fonctionne sur le mode ternaire. Marie Angel nous montre comment notre Mère la Terre part à la recherche de Grand-père Hiver qui a découché et n'est pas rentré à leur isba. Émilie Chevallier Moreux nous emmène en Mongolie pour un duel de funambules et enfin Marie Sivan conclut ce recueil avec une poursuite à la chute jubilatoire.

               Je vous souhaite donc de bonnes fêtes, chers lecteurs, ainsi qu’un très bon moment d’évasion.

                                                                                 

                                                                                Christine Brignon

INCIPIT

 

  GANDAHAR 10, Magies et chamanismes, décembre 2017

  Couverture de MICHEL BASSOT

 

  JUAN JOSÉ BURZI Le travail du feu

 

  Tout commença par une scène qui finit par dominer ses rêves à force de répétition. Il était dans son atelier et peignait au chevalet. Devant lui, sur une plate-forme surélevée, se trouvait une femme nue. À ce stade, le rêve s’interrompt un instant et le corps du modèle subit une mutation horriblement rapide. Sa peau s’assombrit, pèle et part en lambeaux. Là où la peau flétrie s’est détachée, il entrevoit une chair qui frissonne et palpite. Il continue de travailler, indifférent à ce qui se passe autour de lui. Cette scène se répétait toujours à l’identique, et Mayer ne comprenait toujours pas d’où elle provenait ni où elle allait le conduire. Parfois, à peine éveillé, il se rappelait très clairement de menus fragments du rêve – lui en train de peindre, vu de dos ; le corps de la femme qui se décompose ; la femme encore indemne –, d’autres fois il se souvenait parfaitement de tout, comme d’une séquence irrévocable dont l’illusion volerait en éclats dès qu’il appliquerait le pinceau sur la toile.

  À divers stades de sa carrière il avait peint le portrait des difformes et des bizarres. Il se sentait attiré par l’erroné, par les fautes de la nature. Il trouvait son inspiration dans tout ce qui était rejeté par le courant traditionnel. Aussi, lorsqu’au bout de deux mois ce rêve devint une obsession, il comprit qu’il lui fallait faire quelque chose.

  Il chercha infatigablement avant de trouver la femme idéale pour son tout dernier projet : Misako, un modèle japonais, qui avait été brûlée à plus de cinquante pour cent dans un incendie.

 

   SOFIA SAMATAR Ogres de l’Afrique orientale, catalogués par Alibhai M. Moosajee, de Mombasa, en février 1907

  Illustration de DELMAR SAMATAR

 

  1. Apul Apul

  Ogre de la région des Grands Lacs. D’un naturel mélancolique, il mange des sauterelles pour s’adoucir la voix. Sa maison a brûlé avec tous ses enfants à l’intérieur. Son ennemi est le Lièvre.

  [Mon informatrice, une femme des montagnes qui se fait simplement appeler « Mary », ajoute que par les nuits venteuses on peut entendre Apul Apul pleurer sa progéniture perdue. Elle affirme qu’il a été signalé loin de son pays d’origine, et même sur la côte, et qu’une fois un négociant arabe l’a blessé par balle en tirant sur lui depuis les remparts du fort Jesus. Cela s’est produit dans une année de famine dite l’« année de la Fièvre ». Une somme considérable de recherches serait nécessaire pour identifier ladite année – où, d’après Mary, le bétail a péri en masse –, comme l’un des ans de grâce par lesquels mon employeur mesure le passage du temps ; aussi ajouté-je cette note en petits caractères, et dans la marge.

  « Tu dois toujours lire ce qui est écrit en petits caractères, Alibhai ! » me rappelle mon employeur quand je rédige ses contrats. Il est incapable de les lire lui-même, à cause de sa mauvaise vue. « Le soleil africain me l’a gâtée, Alibhai ! »

  Apul Apul, dit Mary, présente une plaie suppurante là où la balle l’a transpercé. Il est allergique au plomb.]

 

  JULIE CONSEIL Mémoires d’un toubab

 

  On a toujours parlé de lui comme de la honte de la famille.

  J’ignore pourquoi son portrait est resté accroché dans le couloir de l’escalier. Sans doute n’avait-on rien à mettre à la place ; un carré de papier peint moins défraîchi que le reste eût davantage attiré l’attention à côté des photographies du mariage de mes grands-parents et du baptême de ma mère.

  Jusqu’à la fin de mon adolescence, je n’ai quasiment connu de Christodule, mon oncle maternel, que ce portrait enchâssé dans un cadre vermoulu, photo jaunie placée dans la partie sombre du palier.

  Tout au plus avais-je un vague souvenir de mon enfance, quand ma mère, mortifiée de honte chaque fois qu’elle demandait crédit au boulanger, avait cru bon de se justifier en se plaignant de son frère qui avait vendu la scierie héritée de leur père et s’était enfui avec l’argent, les laissant sur la paille – elle, sa mère et son mari estropié.

  Bien plus tard, un jour que j’étais dépité de ne pas trouver de rustines pour les pneus de mon vélo, ma grand-mère m’envoya en chercher au grenier, plus pour se débarrasser de moi qu’autre chose. À moitié dupe, je retournai quelques vieilles caisses pour donner le change avant de lui dire qu’il n’y en avait pas. Par mégarde, je fis tomber une boîte métallique dont le couvercle sauta hors de ses gonds mangés par la rouille. Le boîtier de couleur kaki, d’origine militaire, avait probablement appartenu à mon père. Une liasse de feuilles et un objet effilé en avaient jailli. Les papiers manuscrits, à l’encre passée, avaient servi de festin aux rats ; ils s’effritèrent quand je les ramassai. L’objet effilé s’avéra être une petite flûte en tige de millet parfaitement conservée.

 

  AUDREY LÙANI Le saut de l’ange

 

  Encore un village qui brûle dans la plaine. Des cendres noires pleuvent sur les toits du couvent.

  Autour d’Auriel, l’air résonne de prières et de gémissements. La dernière vague de démons qui a déferlé sur les murailles a été si terrible que l’infirmerie ne suffit plus à recueillir tous les blessés. Leurs paillasses ont envahi le réfectoire, la salle capitulaire et le scriptorium. Elles débordent maintenant jusque dans les couloirs venteux du cloître. Les sœurs qui passent d’un mourant à l’autre, les bras chargés de bandages et d’onguents, évoquent le vol noir des corbeaux sur le champ de bataille.

  Auriel passe à côté de ces scènes déchirantes sans ralentir, toute son âme tendue vers un seul objectif. Il est sur pied maintenant. Il est guéri. Il doit retourner se battre contre les engeances du diable.

  Pour venger ta mort, ma petite chérie.

  La mémoire ravagée par un coup à la tête, il ne se souvient plus de sa vie d’avant ni de ce jour funeste qui a vu s’ouvrir les portes de l’Enfer. Un signe évident de la miséricorde divine, d’après sœur Espérance, au vu des atrocités commises par les démons dans les villages alentour. Il ne se rappelle même pas son vrai nom. Ne lui reste que le souvenir diffus du fracas des armes. Le goût du sang. Et l’image fragile d’un regard, bleu comme le ciel.

  Ils ont tué ma fille. Mon petit cœur… Ils vont le payer !

  L’Ordre cherche des soldats pour appuyer ses chevaliers. Un sergent recruteur a installé sa table près des écuries, devant laquelle s’allonge une file de paysans rescapés. On y reconnaît sans peine ceux qui ont déjà rencontré des démons, plus sombres et plus déterminés que les autres.

 

  THIERRY BOSCH L’ombre d’un doute

 

  Mon iPhone vibre sur l'air de La Bamba, musique qui met toujours mes clients de bonne humeur. Quel boulet peut bien m'appeler pour le boulot un vendredi à dix-sept heures trente ? Je regarde le nom s'afficher sur l'écran. Natacha, bien sûr. Ma très décorative assistante. Pleine de bonne volonté mais bouchée de la comprenette. Faudrait lui inventer du Destop à neurones à cette cruche. D'accord, elle est carrossée comme un avion de chasse, alors je la garde à mes côtés. Après tout, elle joue son rôle de potiche haut de gamme à la perfection et ça en impose aux clients. Mais pas le temps ni l'envie d'écouter ses jérémiades. Je refuse l'appel. On verra bien lundi s'il y avait urgence. J'ai assez bossé cette semaine pour qu'elle me lâche enfin la grappe.

  Je suis empêtré au milieu des pue-la-sueur qui se ruent vers les stations de métro rejoindre leurs pavillons de banlieue, à plus d'une heure du centre. Des tocards, fiers d'être propriétaires de leur clapier, avec leur ridicule bout de jardin où courent leurs pathétiques moutards. Vivement que je rejoigne mon loft pour oublier jusqu'à leur existence même. Ils me donnent envie de gerber avec leur vie étriquée de gagne-petit. Pas question pour moi de me lever tôt, ni de passer trois plombes dans les transports en commun à respirer les odeurs corporelles de mes contemporains. Je vis seul, en plein cœur de la ville, là où je fourgue des appartements à des clients qui ont de l'oseille. Souvent âgés, ils n'aiment pas venir visiter aux aurores, ce qui me laisse le loisir de faire la grasse matinée. Et les commissions sur vente me rapportent quatre fois ce que gagnait mon père. Les mauvais mois. La belle vie quoi, comparée à celle de la masse qui grouille autour de moi.

 

   NOÉMIE WIOREK Hexe

 

   Le temps de me farder d'une nouvelle couche de mascara, car on ne saurait être laide en pareille occasion, et son ordre retentit une seconde fois.

   Sors, tue l'ennemi, conquiers, écrase.

   Des fourmillements de colère, piquants, délicieux, parcourent mes veines et insufflent excitation et pouvoir dans mes muscles déjà échauffés. Je n'ai pas besoin de répondre ; je suis toujours partante.

     À tout à l’heure, Noiraud. Je reviens vite.

   Les yeux bleus de mon chat me suivent tranquillement, même si une petite lueur dure, indigo, typiquement féline, perdure. Il miaule d'un air vaguement interrogatif : insupportable.

     Oui oui, je ferai vite. Promis.

   Avant qu’il ait pu sortir un autre petit cri plaintif de sa délicate gorge blanche, j’attrape mon blouson, claque la porte et file dans les escaliers. C'est parti. L’air lourd joue lascivement avec mes boucles rousses, que j'ai à peine eu le temps de sécher. Je rajuste mon sac à main rempli de barda. Quand tout sera fini il faudra que je pense à acheter des croquettes.

   Dehors la pénombre tombe en chapes mordorées et grises, les nuages forment des cloques jaunâtres à peine visibles entre les immeubles décrépis. Une ambiance crépusculaire plutôt en accord avec mon humeur. J’allume une clope, pour me détendre un peu avant l'heure. Pas moyen ; j’ai trop l’habitude. La nicotine ne vaut rien face aux étincelles de puissance alimentant mes artères. La fumée tourbillonne un peu, mais n’emporte pas mes problèmes. Je regarde les gens s'échapper de la rue après leur travail ; ils m'ignorent royalement. Une gamine avec des ailes de fée hurle sur ses parents en agitant une baguette en carton. L'ironie me fait rire : pas longtemps cependant, car un chat ignoble, borgne, vient soudain se faufiler entre mes jambes pour réclamer quelque pitance.

     Dégage, sale bête !

 

   CANCÉREUGÈNE Le sorcier du Morvan

   Illustration de SÉVERINE PINEAUX

 

   – Alors, t'es avec nous, le Bigleux ?

   Jean-Charles baissa la tête. Impossible de fixer le regard scrutateur de Mel. Sa force de conviction détruisait toute résistance, annihilait toute volonté de masquer la vérité. Si ces yeux bleus avaient pu le sonder à cet instant, ses efforts pour intégrer son groupe auraient été réduits à néant. Il opina du chef, les joues rosies par la honte.

   – J'ai du mal à te faire confiance, Janch, asséna le chef de bande. Tu agis comme un lâche. Regarde-moi bien en face ! Je n'ai pas l'habitude de parlementer. Si je le fais, c'est que j'ai de bonnes raisons de croire en toi. Sérieux, redresse-toi ! Tu n'es pas faible. On se moque de toi car tu es maigre, timide, sans doute un peu con, mais je le sais, tu possèdes de vraies qualités. Tu peux te rendre utile, devenir quelqu'un ! Si tu nous rejoins, fini ta lose de boloss, les filles te verront sous un angle nouveau. Réfléchis...

   Les deux autres membres du conseil restreint l'observaient avec sévérité. Le bras gauche, Joss, très grand, très maigre, souffrait d’acné, son visage paraissait maculé de verrues écarlates. Son appartenance au groupe de Mel, malgré des résultats mitigés en tennis, son sport de prédilection, lui permettait cependant de sortir avec la deuxième plus belle fille de l'école, Eloïse Renatto, une brune aux yeux verts d'une sensualité délicate. Le bras droit, Herv, taille moyenne, rondouillet, au faciès vilain, ne s'illustrait dans aucun sport, mais dans les combats de rue on le surnommait le Pitbull. Ce crétin, méchant et violent, avait pour compagne une rouquine ravissante et ingénue, douce comme un pétale de tulipe.

 

   MARC SÉFARIS Exstirpator mali animi

 

   Crottés, épuisés et malmenés par les vents d'hiver comme trois vagabonds en fuite, ils sont finalement parvenus à la demeure du mage. Une chaumière toute rabougrie, tassée au fond d'une combe, si peu vivante qu'Elgaraz a songé un instant à rebrousser chemin. Mais Akann a simplement dit :

  – C'est là.

   Et au même instant, le mage est apparu sur le seuil, le visage à moitié dévoré par les ombres du soir. Alors ils se sont présentés à lui, trio étrange, famélique : Elgaraz le mercenaire, chef de compagnie bouillonnant il y a encore peu, aujourd'hui homme au front labouré de rides et de deuils ; Akann, la guérisseuse résignée qui a vu la mort prendre ses aises, qui l'a entendue égrener le nom de ses compagnons. Et puis la fille silencieuse, aux poignets bleuis par les cordes qui les enserrent, la prisonnière si frêle dont on se tient à distance.

  Le mage est debout face à eux, sourire mi-bienveillant mi-narquois, en homme qu'on ne prend jamais en défaut.

  – Le temps d'Athénador Priapator est précieux, voyageur. Viens-en au fait, dis ta requête et je te dirai de quel pesant d'argent tu devras t'acquitter.

  Akann n'avait pas menti, il en impose : haute stature, tunique cramoisie et ceinture de cuir incrustée de pierreries, longs cheveux blancs aux nuances argentées, yeux d'azur sombre avant l'orage, voix profonde parcourue de roulements. Elgaraz n'a de toute façon plus le choix.

   – Je te paierai ce qui est à payer, si tu sais conjurer le grand mal qui nous ronge.

   L'autre sourit malicieusement et ouvre grand son bras comme une aile qui se déploie.

 

  ANTHONY BOULANGER Une autre Trinité

 

  Il s’appelait John Executive Officer, patronyme hérité d’un de ses ancêtres du XXIe siècle qui auraient exercé pareil métier. Si aujourd’hui personne ne savait exactement quelles pouvaient être les tâches ou les responsabilités d’une telle profession à l’époque pré-Fusion, le Grand Esprit pensait qu’il s’agissait là d’une activité rare, certainement honteuse, douteuse et mal vue. Il y avait en effet beaucoup moins d’Executive Officer que de Developer ou d’Intern par exemple.

  John ne se souciait que très peu de l’origine de son nom et de l’éventuel opprobre de son ancêtre. Ils ne rejaillissaient pas sur lui et, en cette époque éclairée sous l’égide du Grand Esprit, plus personne ne tenait rigueur à un enfant des actes de ses aïeux. John ne s’intéressait que modérément à cette période de l’Histoire pourtant charnière entre le monde préhistorique et le monde moderne. Il passait le plus clair de son temps à recueillir sur le terrain les artefacts locaux datant du XVe au XXe siècle en vue de sa reconnaissance en tant que docte et aspirant à la Fusion. Le reste de son temps était consacré à des navigations libres et inconscientes dans la noosphère, également en vue de sa préparation pour rejoindre le Grand Tout.

  – Je voudrais attirer ton attention sur la parcelle B-238, entendit soudain John. J’ai trouvé quelque chose qui devrait te plaire. R.Ush est déjà sur place.

  John revint à lui, redécouvrant les séquoias géants de Kings Canyon qui l’entouraient, et se rendit compte qu’il avait été à quelques secondes d’une connexion spontanée avec la noosphère. Il n’y aurait eu rien de répréhensible à cela, mais il en fut agacé. Cela prouvait qu’il n’était pas encore capable de contrôler totalement son esprit, et était donc encore inapte à rejoindre le Grand Tout.

 

  MARIE ANGEL Ô jeunesse ennemie !

 

  La mauvaise humeur acérait les traits rudes de notre Mère la Terre. Malgré ses articulations douloureuses, l'incarnation de la Russie balayait les abords de son isba avec vigueur. À chacun de ses mouvements, son ample jupe rouge et l’étoffe de coton qui marquait sa taille rebondie volaient rageusement autour d'elle. La vieille fée mettait tant d'ardeur à la tâche que plusieurs mèches grises s'étaient enfuies de son foulard coloré. Sous ses énergiques coups de balai, les spectres errant à travers la toundra s'estompaient. Mais, la poussière à peine retombée, ils revenaient hanter son champ de vision. Désormais, même en plissant les yeux, la babouchka peinait à discerner les vastes plaines d'herbe rase et de lichen à travers les congères fantômes.

  Non loin de la maison en rondins de bois, trois fusiliers français, empêtrés jusqu'aux guêtres dans une neige depuis longtemps fondue, désertaient la Grande Armée. Autrefois, leurs habits-vestes et leurs pantalons de drap de laine avaient été de blanc et de bleu. Désormais, la saleté rendait leurs couleurs indéfinissables. Les soldats laissaient derrière eux un large sillon que remontaient avec aisance les éclaireurs de la Horde d'Or. Les Mongols, vêtus de leurs armures en lamelles de cuir, n'avaient pas pris la peine de descendre de leurs chevaux trapus. Ils avaient déjà bandé leurs arcs à double courbure et s'apprêtaient à fondre sur les fuyards. Tapis parmi les herbes hautes de la steppe sibérienne, des hommes enveloppés dans d’épais vêtements de peaux tannées observaient la scène en tenant leurs propulseurs d'une main ferme. Au moindre signe de danger, les chasseurs de rennes se tenaient prêts à encocher leurs sagaies à pointe de silex.

  Sous l'effet du dégel, la terre s'assouplissait et devenait poreuse. Les âmes des morts s'échappaient du pergélisol en un flot bouillonnant sans qu'il fût possible d'empêcher les époques de se mélanger.

  Cela faisait désordre.

 

  ÉMILIE CHEVALLIER MOREUX Les chevaucheurs de vent

 

  L'horizon au loin, et avant lui rien qu'une lande plate et désolée. Du gris et du brun, de la roche et de l'herbe sèche. Rien pour accrocher mon regard, ou me retenir. Rien que la rage, ce feu qui m'emporte, vibrant comme un mât de verre dans la tempête.

  Devant et derrière moi s'étire la longue file des bactryans, ces colosses au pied sûr, grands comme des montagnes, où vivent les familles du clan des chevaucheurs de vent. Leur rythme lent, hypnotique, ne parvient pas aujourd'hui à calmer ma colère, ni ce sentiment d’injustice qui me consume. Je devine plus que je ne vois les yourtes colorées, dissimulées sur le dos des animaux.

  Je lève les yeux. Là-haut, rien non plus. Juste ce ciel dur, trop bleu, sans un nuage pour l'adoucir. Une chevêche du septentrion, monolithe trapu, est perchée tout en haut de notre mât. Elle me guette et mon cœur se serre. J'étouffe.

  Debout entre les épaules de la gigantesque monture familiale, les pieds bien ancrés dans son épaisse fourrure, mes cheveux longs fouettent mes joues gercées par le froid. J'hésite sur la conduite à tenir.

  Subitement, je m'élance, je dois tout tenter, pour ne pas regretter. J'agrippe une corde rugueuse et entame la longue ascension vers le sommet du crâne du bactryan, poussant sur mes cuisses, tirant sur mes bras. Mon corps est rompu à cet effort et connaît toutes les ondulations de la marche particulière de l'extraordinaire animal. Malgré tout, aujourd'hui, je souffre. Le vent me transit et gonfle mes vêtements comme une voile immense. Un vent de tempête. L'hiver s'annonce rude.

 

  MARINE SIVAN L’appel

  Illustration de SÉVERINE PINEAUX

 

  La neige craquait sous mes raquettes ; ma respiration se condensait en petits nuages gris. Je parcourus les environs du regard, mais la lumière déclinante ne montra qu’un dédale de troncs et une canopée aux allures de dentelle. Je frissonnai et me blottis dans mes fourrures. Je me serais bien assis sur une souche, et tant pis si la neige me trempait les fesses, mais le trappeur avançait vite parmi les congères. Il avait refusé de prendre les chevaux, prétendant que nos montures seraient trop agitées sur le territoire de la Bête. Le chaman soufflait et grommelait sur ma gauche. Les flocons tourbillonnaient dans le vent froid et alourdissaient le manteau du vieil homme, complètement voûté sur son bâton. Quand nos yeux se croisèrent, je tentai un sourire :

  – Je peux porter votre sacoche, Kanda.

  Il secoua une main crevassée de rides.

  – Plus tard, Tyee, plus tard. File devant, il serait capable de nous semer !

  Déçu de ne pas être utile, je courus rejoindre le trappeur. Je ne connaissais pas son nom, ni sa tribu, mais sa réputation le précédait : aux dires des matriarches, il pouvait survivre des semaines en forêt et pister la moindre Bête. Mes yeux tombèrent sur le colt qui battait contre sa cuisse, puis sur son fusil en bandoulière. Des armes mauvaises, cracheuses de plomb et de feu. Pourquoi les matriarches avaient-elles accepté son aide ? Pourquoi le chaman le tolérait-il ? Il avait succombé aux vices des envahisseurs, comme les tribus hunkaï, qui reniaient maintenant nos traditions et nos rituels.

  Ma salive se fit aigre. Au moins, le trappeur ne m’abrutissait pas de bavardages, il parlait peu et filait droit devant, quitte à nous distancer. Et si le chaman avait raison ? Si le trappeur nous abandonnait dans la forêt hivernale ? Non, il avait reçu du cuir et des fourrures pour nous guider sur les territoires de la Bête, et si nous revenions sains et saufs, il gagnerait bien plus.

 

0 commentaires

Résultat de l'appel à textes "Magies et chamanismes"

 

 

 

 

  • « Mémoires d'un toubab » de Julie Conseil
  • « Le saut de l'ange » d' Audrey Lùani
  • « Sans l'ombre d'un doute » de Thierry Bosch
  • « Hexe » de Noémie Wiorek
  • « Le sorcier du Morvan » de Cancereugène
  • « Exstirpator Mali Animi » de Marc Séfaris
  • « Une autre trinité » d'Anthony Boulanger
  • « Ô jeunesse ennemie » de Marie Angel
  • « Les chevaucheurs de vent » d'Émilie Chevallier Moreux
  • « L'appel » de Marine Sivan

 

 

Le Gandahar 10 correspondant sera mis en vente un peu avant Noël.

Vous aurez ainsi l'opportunité de faire des cadeaux à vos proches.

0 commentaires

Appel à textes : La Course déjantée

Le podracer d'Anakin Skywalker

 La course déjantée : appel à textes pour Gandahar 12

 

 

  Dans l’esprit meurtrier de « Duel », la nouvelle de Richard Matheson qui a inspiré le film de Spielberg, ou dans l’esprit comique de la série d’animation Les Fous du volant, avec Satanas et Diabolo qui tendent à leurs concurrents des pièges tous plus délirants les uns que les autres, ou dans l’esprit de compétition déchaîné de la course de prototypes volants avec Anakin Skywalker jeune dans La Guerre des étoiles, ou sur le mode plus charmant de « La course vers la mer » où JP Andrevon décrit, dans Gandahar hors série III, une course de maisons volantes, nous attendons de vous, avec cet appel à textes du genre littératures de l’Imaginaire, des nouvelles dont le décor, les protagonistes et les véhicules seront complètement inattendus et parfaitement déjantés.

 

 

  Règles de soumission :

 

  Nous souhaitons recevoir vos textes :

– inédits et libres d'une autre propriété que celle de leur auteur

– pour le 15 février 2018 à minuit

– format .doc, .docx, .odt ou .rtf exclusivement

 – calibrage maximal : 40.000 signes espaces comprises

 – sans mise en page élaborée (pas de feuille de style, pas de puces, logos, dessins, notes, etc.)

 – pour les retraits de débuts de paragraphe et des dialogues, veuillez utiliser la règle (au lieu de la tabulation ou de la barre d’espacement)

 – Pour les dialogues, veuillez utiliser un seul type de tiret

 

   Vous voudrez bien nous envoyer, à l'adresse clatassoganda@orange.fr, un mail unique avec 2 pièces jointes, sur le modèle qui suit.

 

   Soit la nouvelle « Les cafetières volantes », calibrée à 32.660 signes, dont vous, Claude de la Michodière, êtes l’auteur(e) – si ce n'est pas votre nom d’usage, celui-ci apparaîtra dans vos coordonnées postales. Vous l’envoyez, disons, sous .odt.

 

   SUJET DU MAIL : AT La course déjantée « Les cafetières volantes »

 

   P/J n° 1 : Les cafetières volantes.odt

 Contenu : la nouvelle non signée (ni en début ou fin de texte, ni dans les hauts/bas de page, ni dans les Propriétés du document sous «Auteur»), commençant par son titre suivi du calibrage entre parenthèses : Les cafetières volantes (32660 sec).

 

   P/J n° 2 : Claude de la Michodière.odt

 Contenu – vos coordonnées (mail, téléphone, adresse postale ; ne pas oublier le titre de la nouvelle) :

 « Les cafetières volantes » par Claude de la Michodière

 clodelam@yahoo.fr

 06 99 99 99 99

 AUDE MISCHOW

 69 ALLEE LEVVEHR

 42000 SAINT ETIENNE

 

  Les auteurs des textes retenus en conservent tous les droits associés, mais s’engagent à ne pas les republier avant six mois à compter de la date de parution de la revue. Ils recevront un exemplaire du numéro de Gandahar dans lequel leur nouvelle est éditée. Ils peuvent aussi acheter des exemplaires du même numéro au tarif auteur (frais de port compris).

 

 

0 commentaires

Gandahar hors-série 4 Spécial Aventuriales

Couverture taille réelle - Illustration Michaël Thomazo

L'original est une peinture à l'huile qui sera visible lors de l'exposition "Cinq pas dans l'étrange"

aux Aventuriales, les 24 et 25 septembre 2017, à Ménétrol

    Amener de jeunes plumes et des nouvellistes confirmés à se côtoyer de la façon la plus harmonieuse possible est la marque de fabrique de Gandahar. Composé sans thème imposé – au contraire des livraisons habituelles – ce «hors-série» regroupe une première vague de récits de voyages dans le temps pour s’aventurer bientôt vers des rivages plus glauques avant de sombrer, en conclusion, dans la noirceur horrifique de son talentueux auteur, le parrain de cette édition, Graham Masterton.

 

Venez aux Aventuriales. Vous pourrez vous faire dédicacer ce recueil par les auteurs de ces nouvelles présents sur le Salon.

 

 

SOMMAIRE

 

Jean-Pierre Andrevon « Gardiens »

Martine Hermant « Peine rétrospective »

Julie Conseil « Anamnèse »

Christophe Guillemain « Dans les brumes de l'intertemps »

Marie Latour «Superpositions »

Adèle Weiss « Passé à composer »

Estelle Faye « Cheval de mer »

Chloé Bertrand « La révolte du pantin »

Aurélie Wellenstein « Blandine et les jags »

Émeric Cloche « Prohibition »

Sofia Samatar « Comment retourner dans la forêt »

Edouard Brasey « Les fils de Fenrir »

Graham Masterton « Contemplatrice »

 

 

 

0 commentaires

Gandahar n° 9 Paradoxes temporels

Les paradoxes temporels fascinent l'humanité depuis toujours. Que l'on soit un Voyageur imprudent qui patrouille dans la Spirale du temps, tel un Valérian ou une Laureline, ou encore un certain Docteur voguant Dans le torrent des siècles.

 

Seize auteurs nous ouvrent leurs paradoxes temporels en nous faisant voyager à travers le(s) temps. Passés, présents et futurs se mélangent sous leurs plumes tandis qu’ils nous embarquent dans une aventure échevelée au fin fond de leurs multivers.

 

« Il était/sera les paradoxes temporels » André WOODCOCK/Franck JAMMES page 6

« Julius dans le temps » Jean-Pierre ANDREVON page 28

« De retour aux sources » Jean-Pierre FONTANA page 30

« Pan-pan papy » Pierre GÉVART page 34

« C’est les québécoises les plus dangereuses » Philippe PINEL page 40

« Renifleurs demorts » Élodie SERRANO page 46

« Souvenirs du futur » Marc LEGRAND page 54

« Effet papillon » Marlène CHARINE page 60

« Les bissextiles » Bruno POCHESCI page 70

« Anatomie d’une obstination » Alice DECASTELLANÈ page 84

« Dilemme » Marguerite ROUSSARIE page 90

« Interférence » Thierry FERNANDEZ page 104

« La machine à voyager dans le temps » Quentin P. LEMARIÉ page 110

« Aux horizons insolubles de la rémission » Ange BEUQUE page 114

« Participation à l’AT Paradoxes temporels de l’asso. Gandahar » Anthony BOULANGER page 124

 

L'illustration de couverture a été peinte pour nous par Jean-Pierre Andrevon

0 commentaires

Résultat de l'appel à textes "Paradoxes temporels"

 Suite aux délibérations du comité de lecture, voici le sommaire de notre Gandahar n°9 :

 

Jean-Pierre Andrevon « Julius dans le temps »

Jean-Pierre Fontana « Retour aux sources »

Pierre Gévart « Pan pan Papy »

Philippe Pinel « C'est les québecoises les plus dangereuses »

Elodie Serrano « Renifleurs de mort »

Marc Legrand « Souvenirs du futur »

Marlène Charine « Effet papillon »

Bruno Pochesci « Les Bissextiles »

Alice de Castellanè « Anatomie d'une obstination »

Marguerite Roussarie « Dilemme »

Thierry Fernandez « Interférence »

Quentin P. Lemarié « La machine à voyager dans le temps »

Ange Beuque « Aux horizons insolubles de la rémission »

Anthony Boulanger « Participation à l'AT Paradoxe Temporel - Association Gandahar »

 
3 commentaires

Gandahar n°8 Robert F. Young - La fille aux cheveux d'or et autres nouvelles - un numéro exceptionnel

Les premiers acquéreurs de ce numéro ou d'un abonnement auront le plaisir de recevoir un exemplaire de la série numérotée.

Robert Franklin Young a été régulièrement traduit et publié en France depuis 1956 dans des revues comme Galaxie et Fiction. Il a également figuré dans diverses anthologies de l’âge d’or de la science-fiction. Jean-Pierre Fontana lui a consacré une étude en 1973 : « Robert Young, le barde de la science-fiction » et publié deux recueils de ses nouvelles : Le Pays d’esprit en 1982 et Le Léviathan de l’espace en 1985 dans la collection Fantastique-SF-Aventures des Nouvelles éditions Oswald (NéO). 

Ses plus célèbres récits sont peut-être « The Dandelion Girl », classée huitième meilleure nouvelle étrangère de tous les temps dans un sondage de la revue japonaise  Hayakawa’s SF Magazine en 2006 et « Little Dog Gone », sélectionné en 1965 pour le Hugo Award dans la catégorie Nouvelles. Elles figurent en bonne place dans ce recueil, sous les titres « La fille aux cheveux d’or » et « Petit chienperdu ». 

 

Un certain nombre de nouvelles isolées inédites en français ont été traduites par Robert Soubie voilà plusieurs années en vue d’un recueil dont la publication ne s’est pas concrétisée. Gandahar a l’opportunité d’en présenter neuf et de rappeler quel merveilleux auteur fut Robert F. Young, dont Alain Dorémieux, parmi tant d’autres, disait qu’il était l’un des maîtres de la nouvelle science-fiction américaine, et que Fritz Leiber considérait comme « un poète en prose aussi subtil que Ray Bradbury. »

Sommaire

 

Robert F. Young par Jean-Pierre Fontana

Introduction par Fritz Leiber

La fille aux cheveux d'or

La belle et la bête

La marche insouciante des grands

Le jardin dans la forêt

Les tours Quetenestel

Problème de personnel

À propos de mon chien, mais pas que

Petit chienperdu

Les autres gosses

Mon seul amour

Bibliographie des œuvres de Robert F. Young par Jean-Pierre Fontana 

 

 

La couverture est signée Christophe Vacher

La peinture à l'huile correspondante, Fantôme du Clair de lune, qu'on verra en entier à l'intérieur, a été récompensée par le trophée Apocalypse Dore du salon international des artistes visionnaires Safadore en février 2017

Une critique de ce numéro par Didier Reboussin de Yozone kiosque est visible ici

Lire la suite 0 commentaires

Gandahar à Cusset

Encore une fois, nos partenaires Les Héritiers de la Force,

nous font l’honneur d’accueillir l’Association Gandahar

les 29 & 30 avril 2017 à Cusset

Lohran,  illustrateur entre autres de jeux de rôles pour Asmodée, 7eme Cercle, XII Singes et d’autres .. les jeux de plateaux, pour les mêmes éditeurs, également Lock and Load publishing, FlyingPigGames et d’autres …

 

Zaïtchick, notre spécialiste Bédé qui donnera une conférence, consacrée à Valérian

 

 

Luce Basseterre, dédicacera ses deux romans de Space op


Gandahar à Angers

Les 8 & 9 avril 2017, à Angers

 

Notre stand

sera tenu

par

Luce Basseterre

 



Changement de tarif de la revue en janvier 2017

Chers amis, chers lecteurs,

 

Nous espérons que les neuf opus de notre revue Gandahar sortis à ce jour vous ont comblés (6 numéros plus 3 hors-série). Certains d’entre eux seront d'ailleurs bientôt en rupture de stock ( n° 1 et 2, HS I Pierre Gévart, HS II Nathalie Henneberg).

 

Pour affronter 2017 avec la hausse des tarifs de la Poste et de l’impression, nous avons revu les modalités de notre e-boutique :

 

Le n° 7 de décembre 2016, actuellement chez l'imprimeur et livré d’ici deux ou trois semaines, n’est pas concerné et demeure à 7 € bien que son contenu atteigne 136 pages au lieu des 120 habituelles. C’est notre petit cadeau de début d’année et nous vous offrons là de petits bijoux, dont trois d’origine internationale.

 

Ainsi, l’abonnement vous coûtera désormais 36 €.

Le numéro de Gandahar, quant à lui passe à 8 €, à compter du n° 8 à paraître en mars.

Pour chaque spécimen, les frais d’envoi compris dans la e-boutique ont été harmonisés, toutes destinations confondues, sur la base du tarif « lettre verte » 250 g (poids pour 120 pages) , ce qui fait le numéro envoyé à 11 €.

Si vous souhaitez acquérir plusieurs exemplaires et bénéficier de frais d'envoi dégressifs, veuillez nous contacter à l'adresse liée à la e-boutique :

assoganda.chris@gmail.com

 

Pour les auteurs qui ont participé à un thème et souhaitent acquérir d'autres exemplaires en plus de leur envoi gratuit, le tarif auteur passe à 5 € pour le numéros à 7 € et 6 € pour les numéros à 8 €.

 

En travaillant à ce que 2017 améliore encore la qualité et le succès de notre revue et par là même le plaisir que vous aurez à la lire, nous vous souhaitons de belles lectures, voire même de belles écritures, pour certains d’entre vous.

Belle année à tous !

Jean-Pierre Fontana et l’équipe de Gandahar

 

0 commentaires

L'Enfer sur terre : Gandahar n° 7

Voici la magnifique couverture de notre numéro 7 consacré à l'Enfer. Elle est signée Hugo Varlez.

 

Quant-au sommaire que certains attendent avec impatience, le voici :

 

Francesco Brandoli - La pierre

Juan José Burzi - Alpiel

Sofia Samatar - Ma rencontre avec la goule

Dean Venetza - L'enfer a son prix

Feldrik Rivat - À l'article des morts

Francis Ash - L'aigle décharné

Christophe Guillemain - Au-delà des pavés l'enfer

Mélanie Wency - Le cœur de l'Enfer

Philippe Pinel - Lady Stardust

Stéphanie Courteille - La nouvelle Eurydice

 

Plus un article axé littérature (André Woodcock)

bande dessinée (Franck Zaïtchick Jammes)

et cinéma (Jean-Pierre Fontana)

Une critique de ce numéro par Didier Reboussin de Yozone kiosque est visible ici.

0 commentaires

Le Spécial Aventuriales

Et voici le "Spécial", créé tout particulièrement pour notre salon du livre de l'imaginaire Les Aventuriales de Ménétrol (aventuriales.fr) qui a lieu les 24 et 25 septembre cette année. Avec des écrivains invités, bien sûr, mais aussi des auteurs répondant aux appels à textes de la revue et même des membres de notre association.

Thème libre pour ce numéro exceptionnel : toutes sortes de récits baignant dans des atmosphères où l'Étrange prend toutes les formes possibles.

Le sommaire :

 

Brice Tarvel - Konnor et Cassie au fond des mers

Luce Basseterre - La chevauchée

Laurent Genefort - Accident prévisible

Jean-Pierre Fontana - La collectionneuse

Dominique Lémuri - Fers et talons

Pierre Gévart - Le Félix Bar

Bernard Sigaud - Économies d'Énergie

Marlène Charine - Au-delà du Val Sombre

Sara Pintado - Golem

Jean-Luc Marcastel - Nouvelle Ève

Bruno Pochesci- Dosta !

Jeanne-A Debats- L'Impératrice

Jean Pierre Andrevon - La course vers la mer

 

L'illustration de couverture est signée Christophe Vacher

0 commentaires

Gandahar n°6 Le Prisonnier en précommande

    Annoncer la sortie de notre numéro 6, le 06/06/2016, quoi de plus naturel ?

    Nous aurions pu également intégrer à ce numéro, 6 nouvelles seulement. Nous avons bien essayé, mais non, ce ne fut pas possible ! 

 

    Un article très complet replace le thème dans son contexte au début de cette anthologie. Suivent ensuite huit nouvelles, courtes ou longues, en plein dans le thème ou à sa périphérie, mais qui l'éclairent et lui rendent hommage d'une façon chaque fois différente.

    La série télévisée Le Prisonnier est devenue mythique pour toutes sortes de raisons, dont la plus vraisemblable est son côté visionnaire. Cependant, il faut bien reconnaître qu'à l'époque le public, surpris et déstabilisé, ne l'a pas immédiatement reconnue. Et pourtant, parmi ceux qui ont suivi cette série, aucun ne peut l'oublier.

    Voilà pourquoi nous nous faisons et nous vous faisons ce plaisir.

 

Sommaire

Le Prisonnier, feuilleton dystopique - Franck Jammes

Matricule 46/656 - Alain Rozenbaum

La photo - Catherine Robert

Je t'y autorise - Bruno Pochesci

Hôtel California - Ophélie Hervet

Ronron - Françoise Grenier Droesch

Dimanche - Philippe Pinel

Superpositions - André Woodcock et Thierry Fernandez

Toni s'enfuit - Loïc Daverat

 

 

4 commentaires

La revue Gandahar en numérique

 

Gandahar

La revue existe aussi en numérique

Elle est publiée chez L'Ivre Book, notre éditeur partenaire

Les numéros 1 et 2 sont déjà sortis et les suivants apparaitront petit à petit

Vous avez aimé le n°1 papier ? La version numérique comporte 7 nouvelles de plus

et toutes aussi étonnantes et volcaniques les unes que les autres

Alors, n'hésitez pas, soyez gourmands, soyez fous

Achetez les deux !

 

 * * *

   

     L'Ivre Book était au départ uniquement un éditeur numérique. Il s'est par la suite diversifié en créant toutes sortes de collections dont l'une d'entre elles, la e-anticipation est dirigée par le président de notre association, Jean-Pierre Fontana.

    Avec une centaine d'auteurs qui lui sont attachés, dont certains ont publié des nouvelles dans la revue Gandahar, il s'est maintenant lancé dans la publication papier.

    Amis lecteurs qui aimez notre revue, n'hésitez pas à visiter la maison d'édition de Lilian, l'Ivre Book. Vous y trouverez sans le moindre doute le livre qu'il vous faut.

0 commentaires

Notre 2e hors-série est consacré à Nathalie Henneberg

 

     Dans le sillage de la revue Galaxies qui vient de publier Khéroub des étoiles, un roman inédit de Nathalie Henneberg, nous avons décidé de rééditer des nouvelles que notre directeur de publication, Jean-Pierre Fontana a recherchées, pour la plupart, dans sa collection de vieux Fiction, une revue mythique s'il en est.

     « Pavane pour une plante », extraite quant-à elle du recueil Démons et merveilles, est évoquée dans notre numéro 5 au titre de l'intelligence végétale.

 

Voici le sommaire :

Ilse d'Arlberg

Rien qu'un monstre

Au pilote aveugle

Pavane pour une plante

Celle qui venait de la nuit

Du chrême pour Chrysothemys

La terre hantée

Communication anti-monde

Les vacances du cyborg

Trois devant la porte d'ivoire

 

Nous vous souhaitons une excellente lecture !

 

0 commentaires

Gandahar 5 chroniqué sur Yozone

 

 

 

 

 

 

 

Chronique de François Schnebelen sur Yozone-kiosque

0 commentaires

Le Gandahar 5 Intelligence Végétale est annoncé

« Intelligence Végétale » est attendu pour Noël : le voici dans toute sa splendeur !

La couverture est signée Séverine Pineaux.

Cependant, l'expédition groupée attendra fin janvier car chacun est fort pris ces temps-ci et les entreprises, elles mêmes tournent au ralenti.

Vous pouvez commander dès maintenant sur la e-boutique ou directement par courrier chez notre trésorière :

MB BOUILLER, 18 rue du Bois-Joli, 63170, PÉRIGNAT-LÈS-SARLIÈVE

 

Gandahar vous souhaite de très bonnes fêtes à tous !

 

Sommaire :

Intelligence Végétale : utopie ou réalité ? - Christine Brignon

La fleur enfuie - Kurd Laßwitz

Conflits de culture - Jean-Pierre Andrevon

La peste verte - Julie Subirana

Nous venons en paix - Philippe Pinel

Irium - Andrea Deslacs

La salamandre - Franck Jammes

Le rêve sauvage - Luce Basseterre

Effeuiller la marguerite - Eric Vial Bonacci

Le témoin - Olivier le Bussy

Pourquoi laisse t-on mourir les plantes ? - Julie Conseil

Le banyan qui pensait trop - Anaïs La Porte

Autochorie martienne - Jean-Christophe Gapdy

Symbiose - Ophélie Hervet

Regain - Laurent Pasqual

 

 

1 commentaires

Résultat de l'appel à textes "Intelligence Végétale"

 

Cet appel à textes a eu un réel succès puisque notre comité de lecture a examiné avec attention pas moins de 70 nouvelles.

La sélection n'a pas été facile et a occasionné quelques débats. À notre grand regret, nous avons dû abandonner de bons récits pour ne garder que ceux qui nous ont paru très bons.

 

Voici donc notre choix :

- « Symbiose » d'Ophélie Hervet 

- « Regain » de Laurent Pasqual

- « Nous venons en paix » de Philippe Pinel

- « Le témoin » d'Olivier Le Bussy

- « Autochorie martienne » de Jean Christophe Gapdy

- « La salamandre » de Zaïtchick

- « Le banyan qui pensait trop » d'Anaïs La Porte

- « Irium » d'Andréa Deslacs

- « Effeuiller la marguerite » d'Eric Vial-Bonacci

- « Le rêve sauvage » de Luce Basseterre

- « Pourquoi laisse t-on mourir les plantes ? »

                                    de Julie Conseil 

 

D'ici une dizaine de jours, les corrections éditoriales pourront commencer. En effet, nous sommes à présent entièrement concentrés sur notre salon du livre qui a lieu le weekend prochain.
La parution d'Intelligence Végétale est prévue pour fin décembre. Lorsque la maquette sera prête, nous publierons la couverture ainsi que le sommaire définitif... car une ou deux surprises sont au programme, bien entendu !

 

0 commentaires

Pierre Gévart  ou le 1er hors-série de Gandahar

 

Avec une magnifique couverture réalisée par Mandy, le Mandy Semeur de Mirages, oui !

 

Cette idée de hors-série a fait son chemin petit à petit, au fil des échanges avec Pierre. Cela a commencé par une parole en l'air, un petit défi jeté comme ça, et puis, comme Pierre ne se cache pas de vouloir privilégier l'entraide plutôt que la concurrence (voir à ce sujet l'éditorial du prochain numéro de Galaxies) et qu'au même moment, par un heureux hasard, Mandy nous proposait une couverture, l'événement virtuel du départ a fini par se concrétiser.

 

Nous sommes donc très heureux de vous laisser savourer ce fruit de notre travail en commun.

 

La 4ème de couverture :

Pierre Gévart est un cristal aux nombreuses facettes, comme vous pourrez le découvrir avec l’entretien qui ouvre ce numéro. Même s’il a déjà beaucoup publié, il souhaite ici donner un certain éclairage à son écriture, lui aussi diffracté par des facettes plus petites. Curieux de kaléidoscopes ou fractales vous allez plonger avec délice dans ces récits hautement imaginatifs et pour la plupart inédits, qui vont de la simple page à la novella, de mondes science-fictifs en mondes fantastiques, voire en introversions jouant avec les perceptions du réel... 

 

Le sommaire :

Entretien avec Pierre Gévart (Imaginales 2015)

La fleur de feu

Cours de lecture

Une bibliothèque qui crashe

Un dîner pour les Morgenstern

Code-barre

Algarade (prix hors-concours de la ville de Péronne 2001)

Flottement

Divergence

Seul

Bonne année

Comment les choses se sont vraiment passées (prix Infini 2001)

Bibliographie

 

 

0 commentaires

Critique de Gandahar 4

 

 

 

 

 

 

 

Encore une critique avisée ici

0 commentaires

Prolongation de l'appel à textes "Intelligence Végétale"


À la demande de certains d'entre vous qui auraient voulu écrire un récit sur le thème de l'intelligence végétale mais n'en ont pas eu le temps, nous avons décidé de reculer la dead line au 31 août 2015. 

Le libellé de cet appel à textes est ici.

0 commentaires

Gandahar 3 chroniqué dans Yozone Kiosque











Une critique détaillée et judicieuse de la part de François Schnebelen ici.

0 commentaires

Gandahar n°4 vient de sortir

 

La légende du Juif Errant est le thème de ce numéro. Malédiction, errance, immortalité en sont les clés.

Un article d'André Woodcock l'introduit, avec son habituelle distance humoristique et beaucoup de documentation imagée (en noir et blanc). Viennent ensuite des nouvelles, classique pour celle d'Apollinaire, beaucoup moins pour celle de Danny Mienski, par exemple. Ce numéro se termine avec maestria par une composition à quatre mains de la part du duo Andrevon/Pochesci, qui a pris goût à l'aventure et joue avec l'idée de poursuivre avec un roman...

 

 

 


1 commentaires

Gandahar N° 3 - Les 24 h de la Nouvelle sera vendu 9 €


Avis à la population !


La maquette de notre n°3 Les 24 h de la Nouvelle est terminée. Vous pouvez déjà voir ici la couverture définitive.

Il est très beau mais aussi beaucoup plus gros que les deux précédents. Hé oui, 17 nouvelles tout de même ! Par la force des choses, nous sommes obligés de le vendre un peu plus cher. Voilà pourquoi ce numéro 3 vous coûtera 9 € en direct et 11 € par courrier.


Bien sûr, cela ne change rien pour les personnes qui sont abonnées ou qui ont déjà pré-commandé.


0 commentaires

Gandahar numéro 4 : Le Juif Errant - Sommaire


Nous avons le plaisir de vous communiquer le sommaire de notre numéro 4, LE JUIF ERRANT qui sortira en juin 2015.

La légende du Juif Errant, objet de l'image d'Épinal ci-dessous, aura occasionné beaucoup de hors-sujets pour cet appel à textes, certain(e)s auteur(e)s l'ayant confondue avec le thème de l'immortalité. Ce n'était pas un sujet facile, reconnaissons-le !

 

La couverture n'est pas encore prête et reste une surprise à venir...


Sommaire :

 

« Éditorial » Jean-Pierre Fontana

« Marche -et ne crève pas ! » (article) André Woodcock

« Le passant de Prague » Guillaume Apollinaire

« Jusqu'à tout recommencer » Jean-Pierre Andrevon et Bruno Pochesci

« Une gueule de bois de cent mille ans » Pierre Gévart

« Ceci est mon corps » Bérénice Paquier

« Aurore-s » Feldrik Rivat

« Vol au-dessus d’une synagogue » Sara Pintado

« L’être aux yeux soleil » B.J. Opsüj

« Le sombre » Alexandra Jacquet

« Albert Cohen contre les méchants Qlipoths » Danny Miensky

« Eivor » Jérôme Nédélec


0 commentaires

Gandahar n°3 : 24 h chrono

L’association Gandahar est heureuse de vous annoncer que le numéro 3 de la revue sera entièrement consacré aux 24 Heures de la Nouvelle. En effet, après avoir sélectionné une quinzaine de textes aussi représentatifs que possible de la diversité présente sur le site, nous avons demandé à leurs auteurs de les retravailler à fin de publication. Tous se sont montrés fort enthousiastes. Pour certains, il s’est agi d’un simple peaufinage, mais d’autres ont choisi de retravailler leur texte plus en profondeur, modifiant structure et approche même de leur histoire. Ce numéro n’est donc pas une simple édition papier des nouvelles disponibles en ligne.


Vous retrouverez au sommaire de ce numéro très spécial, 17 des textes écrits durant les sessions 2013 et 2014


 

Away, de Romain Jolly

Câline, de Nicolas Gaube

Court-bouillon, de Lilie Bagage

Démon de Chat, de Francis Ash

Destinée cruelle, de Karele Dahyat

Il Suffit de Passer le Pont, de Luce Basseterre

In Rust we trust, de François Delmoor

La Biche, de Dominique Lémuri

La Fête de l’Homme Mort, de Manon Bousquet

La Marchande de Sable, d’Anaïs La Porte

Les Fleurs Oubliées, de Xavier Portebois

Musique Non-Stop, de François Delmoor

On y Sera Demain, de Chloé Bertrand

Pandatown, de Jérôme Cigut

Ramazan Bey Original, de Philippe Pinel

Sept Cent Trois, de Miah Jullion

Shan Theli, de Tesha Garisaki



Pour la précommande par courrier, c'est ici

 

Ce numéro sera aux IMAGINALES D'ÉPINAL ainsi que les deux précédents.


0 commentaires

Le Gandahar N°2 est en précommande


LE GANDAHAR N°2 EST EN PRÉCOMMANDE JUSQU'AU 15 FÉVRIER

 

Au sommaire :

 

Les Semeurs d'épouvante, roman de Fernand Mysor

Aux premiers âges, nouvelle de Robert F. Young

Le Métal, histoire d'il y a vingt mille ans, récit de Renée Dunan

La couverture est illustrée par Kristal Camprubi

 

Le prix est toujours de 7 euros en direct.

 

 

Nous prenons en compte la modification des tarifs de la Poste en ce début d'année 2015 et vous proposons les modalités d'achats suivantes, harmonisées pour toute la zone Euro (tarifs valables jusqu'au 31 décembre 2015)

 

LE NUMÉRO (frais d'envoi compris) est à 10 €

L'ABONNEMENT ANNUEL (4 numéros, frais d'envoi compris) est à 36 €

(actualisé le 16/02/17)

 

Merci d'envoyer votre chèque à :

ASSOCIATION GANDAHAR

Chez MB BOUILLER

18,rue du Bois-Joli

63170 PÉRIGNAT-LÈS-SARLIÈVE

 

Pour les envois à l'étranger (hors zone euro), les paiements par mandat ou virement et les envois de plusieurs exemplaires, bien vouloir prendre contact avec nous sur la boite mail :

assoganda.chris@gmail.com

 

Et nous vous disons UN GRAND MERCI POUR VOS COMMANDES, c'est ce qui nous permet de CONTINUER L'AVENTURE ;-)

 

Un dernier mot : Oui, bien sûr, vous pouvez toujours commander le numéro 1 !

0 commentaires

Revue Gandahar N°1

Voici ce que vous attendiez tous avec impatience :

 

la couverture de notre revue "les volcans", enfin, une simulation de couverture. L'original lui ressemblera de près, en plus beau, plus vrai, plus glacé, plus brillant, avec des couleurs de feu dans de magnifiques nuances d'orange et de rouge. Notre ami CAZA l'a réalisée exprès pour nous (!)


 

Le sommaire également, que seuls quelques-uns connaissent :

 

Editorial : Jean-Pierre Fontana

Les Volcans : André Woodcock

Etoile et le Dragon Rouge : Christine Brignon

Pyrolepsie : Xavier Portebois

Les hommes en blanc : Lea Silva

Le syndrome islandais : Bruno Pochesci

Dans la chaleur du bain japonais : Cédric Girard

Les filles de Pélé : Feldrik Rivat

Joe Lahar et les mangeurs d'archées : Julie Conseil

La Cendreplaine : Martin Le Folgan

La petite fille au ballon : Dominique Lémuri

 

Cent vingt pages de SFFF tous azimuts avec un super topo, mi-sérieux, mi-humoristique, d'André Woodcock sur les volcans.

 

Quant à "l'ours" :

 

Directeur de publication : Jean-Pierre Fontana

Rédactrices en Chef : Marie-Bernadette Bouiller et Christine Brignon

Comité de rédaction : Jean-Pierre Bouiller, Luce Basseterre, Franck Jammes et

Lilian Ronchaud

Maquette : Michel Bassot

Membres honoraires : Philippe Caza, Jean-Pierre Andrevon et Christophe Vacher

 

Dépôt légal : novembre 2014

 

Quelques semaines plus tard, les éditions "l'Ivre Book" (Lilian Ronchaud) en sortiront une version numérique enrichie de sept nouvelles supplémentaires :

 

 

Eider, l'oiseau de feu : Anthony Boulanger

Le dernier titan : Grégory Covin

Feuerbach, la rivière de lave : Nicolas Pages

Mon ami Ragnaros : Jérémy Sirugue

Peuple des glaces : Rémi Sauze

Tamaya : Guillaume Fourtaux

Tiphaine et le bonhomme de lave : Amria Jeanneret

 

 

Vivement que puissions voyager parmi tous ces volcans du monde et au-delà, à commencer par les nôtres, bien sûr, ceux de la Chaîne des Puys d'Auvergne.


0 commentaires

Gandahar n°1 : Les volcans

Dans un format 16 X 24 cm, il pèse 333 g pour 117 pages. C'est du lourd !

Des pages épaisses et glacées, une mise en page élégante, une impression façon taille-douce, c'est du beau !

Quant au sommaire, voyez vous-même, c'est du bon !

 

Sommaire :

Éditorial : Jean-Pierre Fontana

Les Volcans : André Woodcock

Etoile et le Dragon Rouge : Christine Brignon

Pyrolepsie : Xavier Portebois

Les hommes en blanc : Léa Silva

Le syndrome islandais : Bruno Pochesci

Dans la chaleur du bain japonais : Cédric Girard

Les filles de Pélé : Feldrik Rivat

Joe Lahar et les mangeurs d'archées : Julie Conseil

La Cendreplaine : Martin Le Folgan

La petite fille au ballon Dominique Lémuri

 

 Voici les tarifs pour la zone euro, frais d'envoi compris :

Envoi d'un exemplaire : 10 €

Abonnement 4 numéros : 36 €

(tarifs actualisés au 16/02/17)

 

N'hésitez pas une seconde à envoyer votre chèque à notre trésorière :

 

Association Gandahar

Chez M.B. BOUILLER

18, rue du Bois-Joli

 63170 PÉRIGNAT-LÈS-SARLIÈVE

 

Pour une demande de renseignement à propos de l'envoi de la revue, prendre contact avec nous sur la boite mail assoganda.chris@gmail.com